Selon l’INSEE, qui publie une étude sur les personnes vivant seules dans leur logement, une personne sur sept vit seule dans son logement.
L’INSEE a rendu publics les résultats d’une étude menée en France et en Rhône-Alpes sur les personnes vivant seules dans leur logement, un phénomène en pleine expansion depuis une vingtaine d’année. L’institut statistique indique en effet que la proportion de personnes vivant seules a augmenté entre 1990 et 2008.
La situation est différente, selon les sexes, les âges et les catégories socio-professionnelles. Ainsi, ce phénomène est particulièrement perceptible chez les personnes 30 et 59 ans, surtout pour les hommes, qui sont de plus en plus seuls dans cette classe d’âge. Chez les hommes actifs, les employés et les ouvriers vivent plus souvent seuls que les agriculteurs, qui sont ceux qui résident le moins souvent seuls. Toutefois ce sont les artisans et les cadres qui vivent le plus souvent en couple.
Moins de personnes résidant seules en Rhône Alpes
Dans le cas des femmes, ce sont les femmes cadres qui sont le plus souvent seules dans leur logement, et ce avant 40 ans. Malgré tout, les femmes cadres résident davantage en couple qu’en 1990. Dans celles qui vivent le moins souvent en couple, on trouve les ouvrières, qui sont plus souvent qu’avant à la tête de famille monoparentale.
Ce phénomène d’accroissement des personnes vivant seules entre 30 et 59 ans est toutefois moins prégnant en Rhône-Alpes, où en 2008, avec 13,5 % des personnes de cette classe d’âge vivant seules, le taux régional est l’un des taux les moins élevés des régions de la moitié sud de la France. Néanmoins, les hommes sont là aussi plus nombreux à être seuls au sein de cette classe d’âge que les femmes (15,4 %, contre 11,6 % chez les femmes).
Le fait de vivre seul dans son logement entre 60 et 89 ans concerne 31,3 % des habitants de Rhône-Alpes. Ce sont néanmoins dans les régions du nord de la France, et en Paca que l'on vit le plus souvent seul, un phénomène qui touche plus les femmes (40.1%) que les hommes (18.2%), du fait des écarts d'espérance de vie hommes-femmes.
