Selon Laurent Vallas, directeur de Jones Lang LaSalle Lyon, Lyon est le seul marché en immobilier d’entreprise reconnu par les investisseurs internationaux en dehors de l’Ile de France.
Lyon est-il reconnu par les investisseurs internationalement ?
Oui, depuis le début des années 2000, et la financiarisation de l’immobilier, nous avons vu arriver des investisseurs internationaux sur Lyon, avec l’arrivée des normes internationales au niveau des bureaux. Ces derniers font de 2.70 à 2.80 mètres utiles, avec faux planchers et faux plafonds techniques, et disposant d’une architecture assez valorisante, accueil à l’entrée avec une hôtesse, et si possible dans un quartier d’affaires. C’est notamment ce qui s’est développé à Lyon côté Villette, et qui a drainé dès 2002-2003 des investisseurs institutionnels français et étrangers, au gré des incertitudes économiques et financières. Lyon est vraiment une plate-forme internationale reconnue comme telle : en dehors de l’Ile de France, la ville est considérée par les investisseurs comme le seul marché en immobilier d’entreprise de niveau international en France. La progression de la demande placée depuis 10 ans montre que la ville intéresse beaucoup les investisseurs anglo-saxons et allemands. Ils ont la vision d’une Eurocité parce qu’ils reconnaissent dans cette ville-là un Düsseldorf, un Hambourg, un Francfort au niveau lyonnais, comme eux l’ont, au niveau de leur différents Landërs. L’immobilier a toujours progressé en matière de qualité d’actifs, les loyers n’ont jamais chuté, les m² placés sont plutôt dans une phase de progression. Nous avons une meilleure lisibilité, un urbanisme bien arrêté, un dynamisme économique, ce qui fait que les investisseurs viennent massivement.
Les investisseurs qui se posaient des questions sur l’opportunité d’investir à Lyon ne s'en posent donc plus aujourd'hui?
Nous sommes reconnus comme une place européenne. C’était une tendance il y a 6 ou 7 ans. Aujourd’hui, c’est devenu naturel. Lyon a changé de statut.
