Yves Mallecourt présent sur les marchés de la Presqu’île et de la Croix-Rousse, a fait part, lors de la conférence de presse Laforêt, de son sentiment sur le marché de ces deux secteurs.
Les prix de l’immobilier restent soutenus sur le centre historique de Lyon. Lors de la conférence de presse Laforêt, Yves Mallecourt, franchisé présent sur la Presqu’île et la Croix Rousse, a confirmé la tension toujours palpable sur le marché, l’offre anémique ne répondant que très partiellement à une demande soutenue. « Les prix ont donc plutôt tendance à augmenter» indique l’agent, qui déplore que « la demande est difficile à satisfaire », car « concentrée sur les petites surfaces ». Pour ces dernières, les prix deviennent donc rapidement « aberrants ».
Le 1er arrondissement, un secteur composite
Pour le premier arrondissement, l’agent distingue plusieurs secteurs : tout d’abord le premier du bas, qui va des Terreaux à Cordeliers, et pour lesquels ce sont plus les prix du second arrondissement, et les pentes de la Croix-Rousse. Dans ce dernier secteur, le bas des pentes fait également une distinction nette entre le haut des pentes, intégré, en termes de prix, au marché de la Croix-Rousse, le milieu des pentes, « qui marche bien », et le bas des pentes, qui pâtit, lui, des nuisances sonores.
Ainay recherché, Charlemagne peine à émerger
Dans le second arrondissement, Ainay reste très recherché, avec une grosse demande d’investisseurs privés, lesquels n’investissent pas forcément pour le rendement, mais pour le patrimoine. Rue Boissac, un T2 à rénover de 44 m² est récemment parti à 4700 euros le mètre carré. Un appartement bourgeois traditionnel de 5 pièces, situé rue Victor Hugo, avec ascenseur, au quatrième étage, et disposant d’une surface de 135 m² est quant à lui parti pour 645.000 euros, soit près de 4800 euros du mètre carré. « On retrouve la clientèle d’Ainay, avec du patrimoine » remarque ainsi l’agent.
Le secteur Charlemagne, situé à la proximité immédiate de la gare de Perrache, subit quant à lui toujours une décote. « Sauf le neuf de Confluence » tempère-t-il, où les prix atteignent sur les appartements récents 5000 euros le mètre carré. « Derrière les voutes, cela reste difficile à vendre…» indique l’agent. Ce dernier voit toutefois le quartier évoluer, avec l’ouverture du centre commercial, mais également, à plus long terme, la réhabilitation des prisons par la faculté catholique de Lyon. Malgré le fait qu’il y ait « une vraie vie », ce quartier de Sainte Blandine « n’a pas vraiment bénéficié des prix de Confluence ». Quai Perrache, un T3 de 60 m2 donnant sur cour s'est vendu 210.000 euros, soit 3500 euros du mètre carré.
Le marché de la Croix-Rousse
Sur la Croix Rousse, les appartements canuts sont toujours demandés, mais sont devenus trop chers pour ce constituait jusqu’ici leur principale clientèle, les primo-accédants. « Beaucoup de jeunes venaient acheter à la Croix-Rousse pour son côté village ». Or, « même les appartements à rénover sont trop chers » soupire l’agent. Rue de Cuire, un appartement T3 récent de 80 m2 avec balcon s’est ainsi vendu plus de 5000 euros le mètre carré. « La rareté ! » s’exclame l’agent.
Sur ces trois secteurs, Yves Mallecourt note que l’absence de programmes neufs fait de l’ancien un marché de report naturel : « les achats se répercutent sur l’ancien. A la Croix Rousse, il y a deux programmes ! Donc par définition, les prix ne peuvent que monter…» analyse-t-il.

Nous n’aurions pas ce problème si les plus values étaient taxées à 100/100 et étaient reversées automatiquement au Trésor Public.
Vive la valeur travail de Monsieur Sarkozy pour engraisser les vendeurs.