Guy Giraud, le président de la FNAIM de Loire-Sud, pense que les prix de l’immobilier dans le secteur de Saint-Etienne devraient revenir en 2012 à leur niveau du début de l’année 2011.
Quelle a été la tendance de l’immobilier en Loire Sud en 2011 ?
En Loire-sud, l’année 2011 a été, comme au plan national, une bonne année, avec les mêmes augmentations de prix et de volumes. Si l’on excepte des régions comme l’Ile de France et Paris intra-muros, Loire-Sud a suivi le fil national, avec des augmentations de prix de l’ordre de 4.5%, et un volume d’affaires qui a été intéressant, puisqu’on est revenu sensiblement au nombre de ventes que nous avions connu lors de la dernière année de hausse, c’est-à-dire en 2008.
Est-ce que, comme la FNAIM l’anticipe au niveau national, 2012 pourrait se traduire par une baisse des transactions en Loire-Sud ?
Je le crains. Il est vérifié, depuis de très nombreuses années, que la courbe à la hausse ou à la baisse des prix ou des volumes de vente au niveau national est la même sur le plan local. Je crains que 2012 soit une année un tout petit peu difficile. Nous sommes en année électorale, et nos clients n’aiment pas cette période. Un certain nombre de réglementations ont changé comme la loi sur les plus-values, qui a permis un certain nombre de vente avant le 1er février de cette année. C’est un marché qu’on ne retrouvera pas durant cette année 2012. Nous avons également la suppression du PTZ+ dans l’ancien, lequel avait permis de faire 300.000 ventes sur la France entière en 2011, et que nous n’aurons plus cette année. Tout ça et d’autres petits éléments font que l’on craint que 2012 soit une année plus difficile que 2011.
Ceci devrait se traduire dans les prix...
Nous avons, je le disais, la même évolution des prix au plan national et au plan local. Nous devrions par conséquent connaître une petite baisse des prix, qui devrait nous ramener aux prix du début de l’année 2011.
Guy Giraud, FNAIM Loire Sud sur le marché en 2012 par Lyon_Pole_Immo
Le marché stéphanois est assez atypique, avec un marché résidentiel assez important en périphérie, sur le sud de la plaine du Forez, et un centre-ville de Saint-Etienne qui, lui, a connu durant une dizaine d’année une certaine léthargie. Est-ce qu’aujourd’hui, ceci a tendance à se rééquilibrer ?
Très très difficilement. On a toujours, sur Saint-Etienne intra-muros, un marché relativement difficile, avec des prix très bas : le prix moyen dans l’ancien est de 1 350 euros le mètre carré. Nous avons toujours une perte de population, même si ceci n’est pas propre à Saint-Etienne. Mon confrère de Nantes tenait le même discours hier à Paris : les villes-centres ont tendance à se dépeupler. La périphérie –la première et la deuxième couronne de Saint-Etienne – profite de ces déplacements de population. Nous avons de ce fait des prix et un marché bien plus soutenus sur la première et deuxième couronne que sur Saint-Etienne intra-muros. Celle-ci a du mal à retrouver un marché vigoureux, et à la hausse.
Peut-on faire un point sur le marché locatif ?
Ce que l’on vient de dire sur la vente, on le retrouve à la location. Nous avons une offre énorme, avec 2 750 logements vacants sur Saint-Etienne. On a une demande pas très importante d’une part, et socialement un peu difficile d’autre part, dont nous avons par conséquent un marché très dur. Ceci se voit dans les chiffres puisque l’on a un prix moyen au mètre carré en location de l’ordre de 7 à 7.50 euros le mètre carré par mois.

