La région possède, selon une étude de l’INSEE, une structure de l'emploi favorable avec des postes à haut salaire en plus grande quantité et des secteurs plus rémunérateurs.
Les emplois en Rhône-Alpes sont de meilleure qualité que dans la moyenne des autres régions de France. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’INSEE sur la région. L’institut note ainsi que l’emploi y est de bonne qualité, « malgré certains facteurs de fragilité ». Il a notamment étudié plusieurs dimensions de la qualité de l'emploi, à savoir la rémunération, la formation et la qualification ainsi que l'égalité femmes-hommes.
« En Rhône-Alpes, les salariés sont plutôt mieux rémunérés, plus diplômés et plus qualifiés qu'en France métropolitaine » constate d’emblée l’INSEE. Ce qui s’explique par le fait que la région possède une structure de l'emploi favorable avec des postes à haut salaire en plus grande quantité et des secteurs plus rémunérateurs très présents sur son territoire. Autre élément explicatif : l’effet d'entraînement qui se diffuse sur l'ensemble de son tissu économique fait que même les postes les moins payés habituellement ont tendance à être mieux rémunérés.
La précarité reste présente
Malgré cela, la région reste malgré tout concernée par la précarité. En 2008, « 352 000 salariés rhônalpins perçoivent une rémunération annuelle nette inférieure au seuil de bas salaire qui est de 10 240 euros » note l’institut. « Un actif à temps complet qui n'est pas occupé toute l'année ou un actif qui exerce toute l'année et qui travaille à temps non complet a une probabilité plus importante d'être à bas salaire » analyse l’INSEE, qui indique que la situation particulière de la région est due en grande partie à l'importance du secteur du tourisme et aux nombreux emplois saisonniers qu'il propose.
Les conditions de formation et de qualification sont favorables en Rhône-Alpes. La région compte 42,3 % de salariés qualifiés, l’INSEE indique que la part de diplômés du supérieur est élevée dans la région avec un taux de 29,8 %, une part due à l’offre universitaire importante. Phénomène négatif découlant de ce bon taux, 13,9 % des salariés bacheliers ou diplômés du supérieur sont déclassés, ce qui s'explique « par l'attractivité de la région vis-à-vis de l'emploi mais aussi par son profil sociodémographique ». L’étude montre également une inégalité importante entre les hommes et les femmes : « en Rhône-Alpes, une femme gagne en moyenne 18,8 % de moins qu'un homme, contre 17 % en France métropolitaine » note l’institut, qui indique que « même à caractéristiques d'emploi identiques, une femme perçoit un salaire en moyenne inférieur de 9 % à celui d'un homme ».
