Selon une étude de l’IEIF, l’immobilier parisien est, depuis 1972, le placement ayant le plus performé, devant les actions et l’or.
L’immobilier a encore trusté les premières places des placements en terme de performance en 2011, selon la dernière étude de l’IEIF. Avec une performance annuelle de 17.3%, le logement parisien est en effet l’actif qui a le plus rapporté en 2011, juste devant les bureaux parisiens (15.6%), l’or (15.1%), les SCPI investies en immobilier d’entreprise (4.6%), et l’immobilier d’entreprise.
L’immobilier, sous toutes ses formes, a ainsi été, et de loin, l’actif le plus performant l’an dernier. En comparaison, les actions françaises (-12.9%), les foncières cotées (-9.9%), ou les Sicav monétaires (0.8%) et obligataires (1.3%) ont moins rapporté que l’inflation (2.5%), et le livret A (2.3%).
Sur l’échelle d’une décennie, ce sont les foncières cotées(15%), l’or (15%) et les logements parisiens (13%) qui trustent les premières places, selon cette étude qui se base sur diverses sources (Caisse des Dépôts, CBRE, Cote officielle du lingot d’or des agents de change, Edhec, Euronext, Telekurs, IEIF, Insee, Jacques Friggit, Notaires de Paris Île-de-France, Olap). Sur 20 ans, ce sont les foncières cotées qui enregistrent la performance la plus remarquable, devant les actions françaises (8%), l’Or (7%), et les logements parisiens (7%).
Des performances voisines aux actions
« Le fait le plus surprenant est que l’immobilier en direct génère des performances très voisines des actions» note l’IEIF. « Il est en effet paradoxal que l’immobilier, dont l’indexation des loyers repose sur l’inflation, se valorise autant que les actions, dont l’indexation des dividendes repose sur la croissance économique nominale » remarque l’institut.
Sur 40 ans, on remarquera toutefois que la hiérarchie des placements est quelque peu bouleversée. Le logement parisien reste sans conteste le placement le plus performant (14%), selon l’étude. Pour l’IEIF, « c’est un fait marquant qui n’est pas lié à un quelconque critère d’efficacité économique mais uniquement à un critère de rareté ». Les actions parviennent toutefois à dégager un taux de retour sur investissement cumulé de 11%.

Papier captivant. Pour aller plus loin sur le bilan des SCPI en 2011 http://www.meilleurescpi.com/actualites/118-2011-annee-record-pour-les-scpi.