L’UMF tenait une conférence de presse commune avec la fédération des promoteurs immobiliers pour souligner la situation critique du logement en France.
L’Union des maisons françaises a annoncé jeudi matin, au cours d’une conférence de presse commune avec la fédération des promoteurs immobiliers les résultats des ventes de maisons individuelles au premier trimestre.
Les ventes de maisons individuelles ont ainsi diminué de 17% au cours du premier trimestre 2012, à 31 834 ventes par rapport au premier trimestre 2011. Le repli atteint même par rapport au premier trimestre 2010, avec une baisse de 32%. La baisse est présente sur tout le territoire, mais est plus marquée dans certaines zones, comme l’Ouest et le Languedoc-Roussillon, selon l’UMF.
« Là encore, le durcissement des conditions d’octroi de crédit par les banques et la faiblesse de l’accession à la propriété en raison notamment de la reconfiguration du prêt à taux zéro qui pénalise les revenus modestes (PTZ) jouent un rôle essentiel dans la baisse des ventes » indique l’UMF.
Moindre solvabilité
L’Union se montre ainsi particulièrement pessimiste, prévoyant un volume de ventes de 120 à 130 000 maisons, soit un chiffre inférieur à celui atteint lors de la crise 2008/2009 laquelle « avait été jugulée dans le cadre du plan de relance avec le doublement du PTZ qui avait dopé l’accession sociale » rappelle l’UMF.
Cette dernière pointe, pour expliquer cette baisse d’activité une réelle difficulté de solvabilité des accédants modestes du fait notamment d’un barème de remboursement du PTZ jugé « nettement moins favorable », une « attitude plus réticente des prêteurs», mais également une « surabondance des normes issues de la RT2012 qui alourdit le coût de construction, ainsi que la cherté du foncier. Sur ce sujet, l’Union note l’absence de politiques locales actives de création de terrains aménagés dédiés à la construction de maisons.
« Au cours des dernières années les mesures logement ont pâti de trop grandes variations avec en 2007 des aides (loi TEPA) pro-cycliques qui n’ont fait que favoriser les tensions sur les marchés, des aides conjoncturelles fortes en 2009 (doublement du PTZ et Pass foncier) contra-cycliques bienvenues mais dont la limite dans le temps a été difficile à gérer par les acteurs et les accédants, et enfin des coupes drastiques dans le cadre de la loi de Finances pour 2012 passant d’un budget de 2,6 milliards à 820 millions » déplore le président de l’UMF, Christian Louis Victor.
« Se sont ajoutées à cela des hésitations dans les choix stratégiques sur les bénéficiaires, PTZ ouvert sans conditions de ressources pour revenir à un PTZ sous conditions de ressources, sur les secteurs, ouverture à l’ancien et recentrage sur le neuf, et enfin sur les zonages avec la pénalisation des zones B2 et C qui représentent plus de 34 000 communes où vivent en majorité des employés et ouvriers dont l’accession à la propriété constitue la sécurisation indispensable de leur parcours résidentiel et de leur niveau de vie lors de leur retraite» conclut-il.

« Marc Pigeon »,
Avec un nom pareil, il ne pouvait louper sa vocation.. Quand on sait les marges que se font les constructeurs en achetant des terrains et en decoupant en 5, 6, voire plus tout en revendant deux fois le prix au m2, moi ca me fait bien marrer!
Je suis AI et donc bien placé pour connaitre la combine !
Si les lotisseurs grands copains des constructeurs baissaient les prix des terrrains, on n’en serait pas la…