Le rendement des emprunts d’Etat français baissait à 2.53% à la clôture, après le maintien du triple A par l’agence Moody’s.
Les taux de l’OAT 10 ans ont baissé pour revenir à proximité de leurs plus bas historiques, revenant à 2.53% à la clôture, contre 2.74% la veille, après que l’agence Moody’s ait maintenu le triple A de la France. L’agence de notation, tout comme l’agence Fitch maintient donc la meilleure note pour la dette souveraine française, alors même que sa concurrence S&P avait dégradé en début d’année la notation de la France.
L’écart de rémunération entre la dette allemande et française a également fondu suite à cette annonce : il n’était plus que de 114 points de base jeudi soir, alors même qu’il évoluait il y a quelques jours à 150 points de base.
Pour autant, et ce malgré une inflation à 2.1%, les investisseurs continuaient à plébisciter la dette allemande, dont le rendement restait au plus bas, à 1.39%. Cet attrait pour la dette allemande s’expliquait en majeure partie par l’aversion au risque dont font preuve les intervenants, effrayés par la possible sortie de la Grèce de la zone euro, et par les craintes sur le système bancaire espagnol, fragilisé par les créances douteuses. Dans un tel contexte, beaucoup se portaient sur les dettes souveraines de deuxième rang, comme les dettes française ou autrichienne, qui voyaient leurs rendements nettement diminuer. Celles-ci sont en effet jugées plus risquées que la dette allemande, mais bien moins que les dettes italienne ou espagnole.
