La fédération a appelé au dialogue le ministère du logement sur la question de l’encadrement des loyers, qui pourrait aboutir selon elle à « produire l’effet inverse à celui recherché ».
La FNAIM a, tout comme d’autres organisations nationales de l’immobilier, réagi à la mesure de blocage des loyers annoncée ce matin par Cécile Duflot. La FNAIM a ainsi appelé à travailler « à une mesure concertée entre le gouvernement et les professionnels de l’immobilier ». La fédération indique ainsi que René Pallincourt, l’actuel Président de la FNAIM, rencontrera la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement dans les prochains jours.
Pour le président de la FNAIM, « il existe une alternative au blocage des loyers qui consiste à motiver les bailleurs privés à pratiquer des loyers plafonds pour garantir aux ménages modestes un taux d’effort inférieur à 25% », précise-t-il.
Aussi la fédération insiste de nouveau sur le dispositif du « Bail Puissance 3 », un nouveau contrat entre bailleurs et locataires visant à louer des logements à des loyers inférieurs de 50% aux loyers de marché. En échange, les bailleurs obtiendraient « une déduction spécifique de 100% au titre de leurs revenus fonciers et une exonération totale de plus-values au bout de 15 ans ». Ce qui selon la FNAIM permettrait à l’Etat de « résorber immédiatement le déficit de logements sociaux, favoriser la mixité sociale et lutter contre les effets d’aubaine par l’optimisation des aides à la personne ».
