En lançant le projet Marietton Diebold, le Grand Lyon avance dans la réalisation de l’axe dit « des deux Joannès », qui vise à relier directement Saint-Rambert à Gorge de Loup. Sans passer par la place Valmy…
A la mairie du 9ème arrondissement de Lyon, on les connait sous le nom des « deux Joannès ». Les rues Joannès Masset et Joannès Carret ne se situent pas dans le même secteur du 9ème arrondissement de Lyon : la première commence sa course au sud du 9ème arrondissement, à proximité de Gorge de Loup et du Groupe Scolaire Jean Zay, pour la terminer contre la rue du Bourbonnais ; la seconde démarre du Nord, à proximité du bâtiment d’Apicil, dans le quartier de l'industrie pour se fondre, au centre de Vaise dans la rue du 24 Mars 1852. Pourtant, elles seront bientôt reliées entre elles : le Grand Lyon cherche depuis une dizaine d'années à relier ces deux axes structurants, afin d’assurer une liaison directe entre Saint Rambert et Gorge de Loup.
Éviter la place Valmy
Axe historique de convergence des routes de Bourgogne et du Bourbonnais - qui menaient toutes deux à Paris - la place Valmy attirait traditionnellement tous les trafics routiers, et notamment celui qui, en provenance des quais de Saône, pointait vers Gorge de Loup. « Jusqu’à présent – et c’était un problème de Vaise - il fallait passer par la place Valmy. Lorsque cette voirie sera réalisée (…), on ne sera plus obligé de passer place Valmy » a ainsi expliqué Gérard Collomb, lors du lancement du projet Marietton Diebold.
Ce dernier, dont la traversée constitue l’une des pièces manquantes de ce nouvel axe, va voir le jour d’ici 2014, en lieu et place de l’ancien bâtiment abritant un McDonald’s et un Intermarché et de leur parking. Au centre de celui-ci, une nouvelle voirie permettra ainsi de relier les deux tronçons de la rue du 24 mars 1852 : celui longeant, au nord, la gare de Vaise, et celui créé récemment, au sud, et qui relie l’actuelle rue du souvenir à la rue Marietton, au niveau du McDonald’s. Restera pour le Grand Lyon à avoir des discussions pour l’acquisition de la parcelle manquante, à savoir un tènement industriel, pour brancher directement la rue du 24 mars 1852 à l'avenue Joannès Masset… et permettre de relier enfin « les deux Joannès ».
