<p>Lyon vue de l'Antiquaille (SDH/LPI)</p>
Selon Crédit Foncier Immobilier, le nombre de transactions devrait chuter de 858.000 à 700.000 cette année. Le marché du neuf sera affecté dans les mêmes proportions.
Crédit Foncier Immobilier publiait ce matin sa note de conjoncture trimestrielle sur le marché du logement, dans laquelle il fait état d’une activité en net retrait « dans un contexte économique dégradé et d’attentisme lié aux élections ».
Selon la division immobilier de l’établissement bancaire spécialisé, « les perspectives économiques restent globalement défavorables au marché immobilier » en 2012, « du fait d’une croissance économique stagnante en 2011, -en dépit d’une très légère reprise en fin d’année-, d’un chômage resté à un niveau élevé et de la perspective d’une hausse modérée des taux d’intérêt bancaires liée aux exigences de Bâle III » explique la banque.
700.000 ventes en 2011
Aussi, cette dernière table sur une prévision de 700.000 ventes dans l’ancien, soit - 18 % par rapport à 2011, du fait notamment « du décrochage de la demande depuis l’été 2011 ».
Outre l’effet négatif induit par la réforme du régime des plus-values immobilières, la fin du PTZ+ dans l’ancien est également l’une des causes de cette chute de l’activité, des travaux menés par la chaire Ville et immobilier de Paris Dauphine ayant mis en évidence « un effet désolvabilisteur de 7 % à 11 % en moyenne sur le nombre de ménages primo accédants, selon les agglomérations étudiées ».
Des effets psychologiques
Crédit Foncier Immobilier met également en avant les effets psychologiques des baisses de prix sur les acquéreurs, qui sont poussés à l’attentisme : « face aux premières baisses de prix constatées depuis 10 ans, même si elles restent limitées, les accédants potentiels repoussent la décision d’achat, pariant sur des baisses plus importantes » explique le Crédit Foncier Immobilier.
Au niveau des prix, ce dernier prévoit une stabilité à Paris et sur certains marchés de l’Ouest de l'Ile de France ou du littoral méditerranéen. Mais « sur tous les autres marchés, des réajustements de prix de 5 % à 10% en moyenne sont à prévoir.
Sur l’immobilier neuf, le volume de ventes devrait également fléchir sévèrement, selon le Crédit Foncier Immobilier. Il prévoit 90.000 ventes sur l’année dans la promotion, en baisse de l’ordre de 13 % par rapport à 2011.

Baissez ces p.. de prix! Faut vous le dire combien de fois? 20% est un minimum: et vous verrez ca se revendra!