Le rendement de la dette française subit peu d’évolution depuis quelques semaines, tandis que les investisseurs désertent la dette italienne et espagnole.
Les investisseurs restent attentistes sur la marché de la dette. Nombre d’intervenants sur le marché obligataire sont en effet dans l’attente du sommet européen de jeudi et vendredi, au cours duquel peu de décisions d’importance devraient être prises.
Néanmoins, un nouvel échec de l’Europe pour résoudre la crise financière dans laquelle elle semble engluée depuis des mois pourrait être mal perçu par les marchés, et accentuerait la pression sur la dette des pays dits périphériques, tels l'Espagne et l'Italie.
La dette espagnole s’échangeait mercredi à 6.88% sur le marché secondaire, en hausse d’un point de base par rapport à mardi, la dette souveraine italienne voyant également son taux légèrement monter, à 6.19%.
Hier, l’Espagne avait émis 3,077 milliards d'euros sur des échéances de court terme, à 3 et 6 mois, soit plus que prévu. Les taux d'intérêt s’avéraient toutefois être en très nette augmentation. L’Italie avait également connu une nette hausse de ses taux sur le marché primaire, à l’occasion d’une émission de 3,9 milliards d'euros de BTP à moyen et long terme, lors d’une émission moyennement bien accueillie sur les marchés.
