L’Observatoire Permanent de l’amélioration Energétique du logement révèle qu’en 2010 les ménages ont puisé dans leur épargne pour financer les travaux d’amélioration énergétique.
En 2010, selon les données de l’Observatoire de l’Amélioration Energétique, les dépenses par chantier ont diminué et les ménages ont privilégié le recours à l’épargne plutôt qu’au crédit. Ils ont utilisé les aides financières pour les gros chantiers.
La période 2008/2010 marque le pas par rapport à la période 2006/2008 pendant laquelle une envolée du panier moyen des travaux thermiques de +30% avait été constatée. Les chantiers qui ont le plus progressé en 2010 sont ceux inférieurs à 2 000€. Beaucoup de ménages ont préféré engager leurs travaux sur leurs revenus courants. Ce type de financement a augmenté de 8 points par rapport à 2008. Néanmoins, près de 60% des ménages ayant réalisé des travaux ont bénéficié d’au moins un des dispositifs suivants: crédit d’impôt, prêt LDD2, éco-prêt à taux zéro, prêt bonifié par un énergéticien ou prime à la casse.
Les aides se montrent particulièrement décisives pour les gros projets et notamment pour la tranche de dépenses 7 500/15 000€. 16% des rénovations énergétiques, dont le coût moyen est estimé à 20 500€, ont été financées par l’éco-prêt à taux zéro. Les priorités des ménages ont été l’isolation des ouvertures et des parois, l’amélioration du chauffage. En 2010, les dépenses des ménages évoluent vers une répartition plus équilibrée autour des trois types de chantiers de la rénovation thermique :
• L’isolation des ouvertures se stabilise à un peu plus de 40 % de part de marché
• L’amélioration du chauffage se replie à moins de 30 %, après l’envolée, puis la chute des pompes à chaleur en 2010
• L’isolation des parois opaques prend place autour de 30 % de part de marché. Ce dernier segment est le seul à croître sur la période 2008/2010.
