Selon la dernière étude du commissariat général au développement durable, la demande potentielle de logements est estimée entre 300 000 et 400 000 logements par an d’ici à 2030.
La demande en logements sera, de toute évidence, comprise entre 300 000 et 400 000 logements par an d’ici à 2030. C’est la conclusion d’une étude réalisée par le commissariat général au développement durable, qui a réalisé une étude sur la demande potentielle en logement.
Le CGDD s’est notamment fondé sur plusieurs hypothèses, notamment en matière de prévisions de population. En effet, l’INSEE prévoit une France de 68 millions d’habitants en 2030 et de 72 millions d’habitants d’ici 2050, sur la base d’un taux de fécondité stable à 1.95 enfant par femme, d’un accroissement de l’espérance de vie, et d’un solde migratoire annuel de + 100.000 personnes. De ce fait, note le CGDD, « la croissance annuelle moyenne serait ainsi de + 0,43 % entre 2010 et 2030 et + 0,35 % entre 2010 et 2050 ».
Baisse du nombre de personnes par ménage
Outre la population, la demande évolue notamment en fonction de l’évolution du nombre moyen de personnes par ménage. Or celui-ci tend à diminuer depuis quelques années, non seulement du fait du nombre de séparations, mais surtout du fait du vieillissement de la population, qui explique les deux tiers à quatre cinquième de la croissance du nombre de ménages. Le nombre de personnes par ménages est ainsi passé de 2.9 personnes en 1975 à 2.26% en 2010. « Le nombre de ménages tend donc à croître plus vite que la population : +1.23% par an en moyenne pour le nombre de ménages entre 1975 et 2010, contre + 0,51 % pour la population » indique ainsi le CGDD, qui pense que ces tendances devraient se poursuivre. Le nombre de ménages devrait ainsi croître en moyenne de 235 000 par an jusqu’en 2030, et de 200 000 par an en moyenne sur l’ensemble de la période allant jusqu’en 2050. Sur cette période, le nombre de ménages devrait donc avoir cru de 30%. Près d’un ménage sur deux serait, à cette date, composé d’une personne seule.
Une demande de 300.000 à 400.000 logements
Le CGDD tempère toutefois ces chiffres en indiquant qu’un solde migratoire plus faible, égal à + 50 000 personnes par an, un « chiffre davantage conforme à la moyenne des quarante dernières années » réduirait de 20 000 à 30 000 la croissance annuelle du nombre de ménages, et de facto la demande en logements. De la même façon, « une croissance annuelle plus forte de l’espérance de vie à la naissance, de 0,22 an pour les hommes et de 0,18 an pour les femmes, élèverait de 15 000 environ la croissance annuelle du nombre de ménages » note le CGDD.
Dans toutes les hypothèses, la demande en logements, qui représente « le flux de construction de logements neufs compatible avec la croissance projetée du nombre de ménages, sans tenir compte des situations de mal-logement ou de non-logement » varie de 300.000 à 350.000 logements à construire par an, voire 400.000 logements dans les hypothèses les plus hautes.
