Le renforcement de la taxe sur les logements vacants, déjà en place à Lyon, a été confirmé par la ministre. Ce renforcement sera désormais mis en place dans toutes les agglomérations de plus de 50.000 habitants.
L’exemple lyonnais fait tache d’huile. En marge de la présentation au Figaro de son nouveau dispositif d’aide à l’investissement locatif, la ministre du logement, Cécile Duflot, a annoncé le renforcement de la taxe sur les logements vacants, tirant parti de l’exemple lyonnais, qui s’était montré concluant. « Nous allons nous inspirer de l'exemple de Lyon, où la mise en place de la taxe a été couronnée de succès et a permis de remettre des logements sur le marché » a indiqué la ministre.
Toutefois, sa couverture géographique sera bien plus large. « Le barème sera relevé et cette taxe s'appliquera désormais dans toutes les agglomérations de plus de 50.000 habitants en situation de tension, alors qu'actuellement elle se limite aux agglomérations de plus de 200.000 habitants ».
En outre, la ministre réfléchit à l’introduction d’une taxe sur les bureaux vacants. « D'un côté, il y a trois millions de mètres carrés de bureaux vides en Ile-de-France et, de l'autre, un déficit de centaines de milliers de logements. Cette situation ne pourra pas durer longtemps. Aujourd'hui, je suis dans une phase de diagnostic » a expliqué la ministre. Elle a donc entamé un dialogue avec les organismes HLM afin de savoir « pourquoi les propriétaires ne veulent pas leur vendre leurs immeubles de bureaux ».
