Les volumes investis sur le marché français de l’immobilier d’entreprise totalisent 9,2 milliards d’euros à la fin du 3ème trimestre, soit une diminution de 8 % sur un an. Entre le 2ème et le 3ème trimestre, la baisse atteint 25%.
Les volumes placés et investis entre les 2e et 3e trimestres 2012 ont nettement diminué, selon Cushman&Wakefield, qui a fait état hier d’un « net coup de frein sur le marché français » de l’investissement en immobilier d’entreprise. 3,14 milliards d’euros ont été investis au 3e trimestre 2012, la baisse atteignant 25 % d’un trimestre sur l’autre. Une tendance bien différente de l’an dernier quand les transactions avaient progressé de 25% entre les 2ème et 3ème trimestres 2011. Les volumes investis en France se montent au total, sur neuf mois, à 9,2 milliards d’euros à la fin du 3ème trimestre, soit une baisse de 8 % sur un an.
« Les caractéristiques de la demande des utilisateurs ou des investisseurs ne changent guère » a indiqué Cushman&Wakefield. « Quelques grandes opérations, liées à l’activité d’investisseurs étrangers ou de grands institutionnels français, continuent de soutenir le marché de l’investissement » a noté Cushman&Wakefield. Mais ces opérations importantes n’arrivent plus à compenser le recul de la demande observé sur le marché français, fortement pénalisé par le décrochage de l’activité économique.
Des transactions en recul
Les transactions ont-elles aussi reculé de 23%, à 271 à la fin du 3e trimestre 2012 contre 352 l’an passé à la même période. Une baisse qui se ressent particulièrement sur le segment des transactions comprises entre 50 et 100 millions d’euros, qui affiche un repli de 30 % sur un an. 53 % de l’ensemble des montants investis dans l’Hexagone proviennent du segment supérieur à 100 millions d’euros, qui a capté 4,9 milliards d’euros depuis le début de l’année.
« Animé par une palette plus restreinte d’acteurs, de biens ou de secteurs tertiaires, le marché français de l’investissement ne semble plus pouvoir échapper, au moins à court terme, au blocage progressif de l’activité. Celle-ci s’étiole peu à peu du fait de l’aversion au risque des investisseurs et des divergences de vues croissantes entre acheteurs et vendeurs, quand l’année 2011 avait au contraire vu l’activité décoller au fil des trimestres » note Olivier Gérard. Quant au taux de rendment, il s’établit à 4,75 %, avec des taux de rendement prime en bureaux relativement stables. Ils « devraient le rester d’ici la fin de 2012 » prévoit Cushman&Wakefield.
