L’institut statistique a fait le point sur la conjoncture en Rhône-Alpes. Si la région résiste mieux que d’autres régions, la conjoncture a tendance à se dégrader.
La croissance économique reste atone dans les économies avancées. Le dernier point de l’INSEE sur la situation économique en France et en Rhône-Alpes montre une conjoncture globalement dégradée, en France et en zone euro entre consolidations budgétaires, ralentissement dans les pays émergents, prix du pétrole à la hausse, et commerce extérieure en hausse, et faiblesse de la demande.
« Rhône-Alpes voit sa situation se dégrader » indique l’INSEE, avec une diminution des exportations au deuxième trimestre 2012, de 28% à 12,0 milliards d'euros. Le rythme de baisse est toutefois un peu inférieur à celui du total national, où le repli atteint plus de 3% à 105,9 milliards d'euros. Signe de la crise du continuent européen, c’est vers la zone euro que la baisse des exportations est la plus sensible, tandis que celles à destination de l'Amérique du Nord progressent.
Le bâtiment voit également sa situation se dégrader, avec une évolution à la baisse des mises en chantier de logements et de locaux. Le tourisme pâtit également de cette mauvaise conjoncture. Le taux d'occupation des hôtels recule de 3 points par rapport à 2011 (57%).
Forte augmentation du chômage au 2e semestre
Le point noir principal demeure l'emploi salarié privé total en Rhône-Alpes, qui s’est replié au deuxième trimestre 2012, et ceci tant au niveau régional (- 0,2 %) que national (- 0,1 %). Une baisse qui particulièrement sensible dans la construction où les pertes d'emploi sont les plus importantes (- 0,5 %).
Les seules créations nettes d'emplois (+ 0,1 %) sont à trouver dans les services marchands hors intérim. Du point de vue géographique, ce sont les départements de la Drôme (+ 0,6 %) et du Rhône (+ 0,3 %) qui s’en sortent le mieux, avec un emploi salarié qui progresse. La Loire (- 0,3 %), l'Isère (- 0,4 %) et la Savoie (-1,3 %) voient eux l’emploi salarié reculer.
Le taux de chômage en Rhône Alpes s’établit ainsi à 8,7 % de la population active. La région est toutefois l’une des mieux loties au niveau national, le taux étant l’un des plus bas derrière celui des Pays de la Loire, d'Île-de-France et de Bretagne en ce domaine.
D’importantes disparités se font jour entre les départements. La Drôme et l'Ardèche (10,8 % et 10,6 %) ont des taux de chômage bien plus élevés que dans l'Ain, (7,1 %) et qu’en Haute-Savoie (7,4 %).
