Benoît de Fougeroux, Directeur Régional Rhône-Alpes BNP Paribas Real Estate, s’exprimait hier devant le club du 144 de TLM. Il note toujours une pénurie d’offre sur le secteur de Lyon Part-Dieu.
La Part Dieu devrait représenter l’an prochain 20% de la demande placée, selon Benoît de Fougeroux, le Directeur Régional Rhône-Alpes de BNP Paribas Real Estate, qui s’exprimait hier devant le club du 144 de TLM.
Le marché de l’immobilier tertiaire devrait être cette année moins dynamique qu’en 2011. Sur les 12 derniers mois (quatrième trimestre 2011 au troisième trimestre 2012), le niveau de transaction est en baisse en rythme annuel, à 225.000 m2. Mais l’offre est aussi en baisse à 385.000 m2, soit un stock d’environ 18 mois. Un niveau « normal » selon Benoit de Fougeroux.
Après un bon premier trimestre, la demande placée a nettement reculé sur les deux trimestres suivants, avec des baisses de 40% et 33% sur le Grand Lyon, soit une baisse globale de 25%. « La partie neuve consommée par les utilisateurs représente encore et toujours près de 40% de la demande placée » explique le patron régional de BNP Paribas Real Estate, qui y voit une volonté de la part des utilisateurs « d’investir des immeubles neufs de qualité ».
2011, une année exceptionnelle
Les raisons de la baisse de la demande placée sont multiples. D’abord l’année 2011 « a été une année exceptionnelle » observe-t-il, avec une demande placée de 265.000 m2, en hausse de 30% par rapport à 2010, porté notamment par un segment des grandes transactions (>5000 m2). L’année 2011 avait en effet vu se réaliser de nombreuses transactions d’envergure, comme Manitowoc, ou Banque Postale. En tout ce sont 8 transactions de ce type, totalisant 80.000 m2, qui ont porté l’année 2011, et que l’on ne retrouve pas cette année dans les chiffres 2012.
Par secteur géographique, « la Part-Dieu reste, malgré une baisse sensible des transactions, la demande numéro un de nos utilisateurs, et le secteur où il se passe le plus de transactions» explique Benoit de Fougeroux. L’année 2012 devrait « tangenter les 20%, puisque quelques transactions sont en train de se réaliser ». Le dirigeant souligne notamment que l’offre manque dans ce secteur face à une demande très forte de la part des utilisateurs, et ce tant en neuf qu’en seconde main. « Les rares offres intéressantes situées sur la Part-Dieu sont toutes en train de se transacter » indique-t-il. L’offre disponible à un an se situe toutefois « fort heureusement » sur la Part-Dieu. Trois immeubles sont en effet en cours de réhabilitation / ou construction, ce qui va permettre de reconstituer l’offre disponible pour les utilisateurs.
Benoit de Fougeroux a également noté la résistance de l’est lyonnais, où près de 50% des transactions se font dans le neuf. Ce secteur répond notamment à la demande des utilisateurs qui souhaitent payer des loyers inférieurs à 200 euros du mètre carré par an. Ce niveau de loyers départage d’ailleurs les quartiers entre eux : les loyers à Confluence sont ainsi de 220 euros en moyenne, quand ceux sur la Part-Dieu atteignent 237 euros. Sur Gerland et Vaise, les loyers sont d’une moyenne générale, inférieurs à 200 euros, cette offre correspondant toutefois de plus en plus à une vraie demande de la part des utilisateurs.
