Selon Clameur, les loyers ont progressé de 2.4% au niveau national, la faute à un marché tendu sur le front de l’offre.
Clameur publiait ce matin son point conjoncturel sur le marché locatif au niveau national et local. Et force est de constater que le marché, après un léger trou d’air en début d’année, tend à repartir de l’avant. Selon l'observatoire Clameur qui anticipe pour 2012, la progression atteint en effet 2.4% au niveau national, soit un rythme légèrement supérieur à l'inflation.
Le marché s’est repris après un début d’année marquée par un ralentissement, et notamment durant l’été, à la faveur d’une hausse de la mobilité résidentielle en amont de la rentrée scolaire. Les tensions sur les loyers ont de nouveau fait leur apparition, « principalement sur les marchés qui sont les plus déséquilibrés en raison d’une insuffisance structurelle de l’offre et/ou d’une pression particulièrement forte de la demande (étudiante, notamment) » indique notamment Clameur.
La mobilité résidentielle reste toutefois assez faible, à 27.2%, contre 27.9% en 2011. Ce recul de 1.4% de la mobilité résidentielle revêt toutefois, selon Clameur, un aspect particulièrement « préoccupant » dans certaines villes, où le marché est plus déséquilibré qu’ailleurs lorsqu’il conjugue une offre locative insuffisante et une demande soutenue à cette période de l’année. C’est le cas notamment sur Paris où elle est descendue à 17.7% et à Marseille où elle est descendue à 18.8%.
Une hausse moyenne de 2.4%
La hausse des loyers, de 2.4%, est ainsi un peu supérieure à l’inflation. Sans pour autant atteindre les niveaux importants sans toutefois atteindre les rythmes de progression qu’ils atteignaient avant 2006 - l’augmentation moyenne par an était de 4.1 % de 1998 à 2006. « Depuis 2006, ces loyers ont augmenté de 1.7 % par an, en moyenne, c’est-à-dire au même rythme que l’inflation » indique Clameur. Une baisse du rythme de progression qui trouve sa source dans le ralentissement de l’activité observé sur le marché, qui a atteint 7.5 % au total, sur la période concernée.
Cette hausse moyenne enregistrée depuis le début de l’année 2012 n’est toutefois que peu représentative du marché français, coupé entre l’Ile de France (+4.9%) où la dynamique est clairement haussière et les autres régions, où la hausse est très limitée voire inexistante. En effet, excepté en Aquitaine (+3.3%) et en PACA (+2.5%), les hausses n’excèdent pas 1.3%. Dans certaines régions, on enregistre même des baisses de loyers (Bourgogne, Limousin ou Picardie). En région Rhône Alpes notamment, la hausse est de 1.3%, avec un loyer moyen de 11.2 euros par mètre carré.
