<p>Vue d'immeubles à Lyon (SDH/Lyon Pôle Immo)</p>
Les transactions ont reculé de 15% en France dans l’immobilier ancien en 2012, selon le réseau d’agences Century 21. Pour le réseau, la hausse des prix est derrière nous.
Les prix ont baissé modérément en 2012, selon le réseau d’agences immobilières Century 21. A 2614 euros le mètre carré en moyenne en France, les prix ont en effet reculé de 1.9% sur l’année, et ce malgré une forte baisse des volumes, de l’ordre de 15%, selon les statistiques du réseau.
« 2012 a vu les acheteurs passer de la frénésie à la raison quand, dans le même temps, les vendeurs font de la résistance. Il est à craindre que si les vendeurs ne font pas le premier pas, le marché ne sera alimenté que par les ventes dites "forcées" et les volumes continueront de baisser en 2013. Ce qui aura un impact fort sur les recettes fiscales escomptées par les collectivités locales » prédit Laurent Vimont, le président de Century 21.
2013, année maussade ?
Pour le réseau, la relative résistance des prix tient à la fois au déficit structurel d’offres, aux taux d’intérêt qui n’ont pas bondi, et à la réticence des vendeurs à revoir à la baisse leurs prétentions. Dans les zones sous tension, la pénurie de biens provoque des tensions vives sur le marché qui interdisent, selon le réseau, tout décrochage soudain des prix, à environnement économique constant. Un constat à tempérer toutefois selon les zones géographiques : là où l’offre de logements est suffisante, on observe ainsi une diminution des prix substantielle, selon le réseau.
Pour Laurent Vimont "2013 s'annonce maussade". Il prévoit une faible baisse des prix, et une poursuite de l’érosion des volumes. « C'est désormais le départ massif des investisseurs qui est à craindre. Le triptyque ‘encadrer, taxer, réquisitionner’ crée un contexte très négatif pour les investisseurs immobiliers. Le marché immobilier est malade, souffrant d'une pénurie de logements et d'une fiscalité instable et inadaptée. Et ni les vœux pieux ni les formules incantatoires n’y feront rien changer » note le président du réseau qui appelle à des mesures fortes pour fluidifier le marché.
Réduction des droits d’enregistrement
"Pour redonner de l'oxygène aux acheteurs et relancer l'activité, pourquoi ne pas supprimer les droits d'enregistrement ou les réduire fortement pour les primo accédants sous conditions de ressources" s’interroge Laurent Vimont. Faire revenir les primo-accédants ne sera pas choses aisée : la suppression en janvier 2012 du PTZ + a fait reculer la proportion de primo accédants parmi les acquéreurs de 7,1%. Et la dernière mouture de ce dernier est encore plus restrictive.
Le réseau redoute en outre l’hypothèse d’une hausse des taux d’intérêt. Si ces derniers venaient à augmenter brutalement, le blocage des ventes que cette situation entrainerait « pourrait, dans un second temps, être marquée par une baisse des prix proportionnelle voire supérieure à la hausse des taux d’intérêt observée » craint le réseau, qui n'hésite pas à tirer un constat désormais ancré dans l'esprit de nombre d'acheteurs potentiels: "la hausse des prix est derrière nous".

On a l’impression qu’à Lyon, les vendeurs commencent à comprendre que les prix fantaisistes ont vécu !! En effet les annonces reviennent avec la mention « nouveau prix », c’est sans doute une réelle volonté de vendre. Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, si vous voulez vendre mettez tout de suite un prix normal et vous éviterez des déconvenues ultérieures.Mieux vaut perdre la main que le bras !!