Les taux de crédit immobilier n’ont cessé de reculer en 2012. Une tendance qui se poursuit en ce début d’année, selon les courtiers en crédit immobilier.
Pas de trêve pour les taux de crédit immobilier. Ceux-ci se sont encore repliés en janvier, après une année 2012 marquée par une succession de baisses sur les taux de crédit à l’habitat. « Les taux restent à des niveaux incroyablement bas et lâchent même encore » note ainsi Empruntis.com. « Ainsi, toutes les durées sont en baisse de -0,05% à - 0,10% » indique le courtier. Une nouvelle baisse permise notamment par un marché de la dette d’Etat moins tendu. En un an, les taux sont ainsi passés de 3,18 % en moyenne en janvier 2012, à 2.10%.
« Concurrence féroce »
« Traditionnellement, janvier est plutôt un mois d'attentisme pour les banques et il est rare qu'elles baissent leurs taux dès le début de l'année... Mais compte tenu du niveau de l'OAT 10 ans qui reste très bas et de la demande de crédit qui demeure fragile, les banques poursuivent leur politique de baisse des taux pour rester compétitives et conquérir de nouveaux clients via le crédit immobilier » analyse Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com.
« Les banques sont plus que jamais demandeuses de nouveaux clients qui domicilient leurs revenus chez elles. Et ces clients emprunteurs sont malheureusement rares, marché au ralenti oblige. Elles se livrent donc une concurrence féroce », renchérit Maël Bernier.
Records à la baisse
Le plancher atteint par les taux fin 2010 est, de fait, bel et bien enfoncé. « Le taux moyen à 3,20 % sur 15 ans, bat son propre record du mois précédent, à 3,30% », note Maël Bernier. « D’autant que ces taux sont ceux affichés, mais que dans la réalité, pour un dossier moyen, nous flirtons avec les 3%. Quant aux prêts sur 20 ans, ils sont très facilement sous les 3,50 % » constate-t-elle.
Cette baisse des taux tend ainsi à relâcher certaines contraintes financières sur des ménages souhaitant emprunter. « Si les conditions de pouvoir d’achat se dégradent au niveau macroéconomique avec l’affaiblissement continu du marché de l’emploi, la baisse des taux observée sur le marché du crédit immobilier tend à resolvabiliser la partie de la clientèle pouvant encore emprunter » affirme ainsi Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct.
Toutefois pas sûr que ceci permette une accélération des demandes de prêts. « La grande prudence dont font preuve les banques dans leurs octrois de prêts risque toutefois de maintenir la production de crédit à un bas niveau » indique Alban Lacondemine.
