Pour Laforêt, la demande va rester anémique en 2013

Pour le réseau d’agences franchisées, qui a fait état hier de ses prévisions au titre de l’année en cours, la baisse de la demande, qui a été l’un des phénomènes marquants de 2013, va se poursuivre. Les prix pourraient baisser de plus de 5%.

L’année 2013 va de nouveau se traduire par une baisse de la demande. C’est en substance le message porté par le réseau d’agences en franchise Laforet, qui a fait état hier de ses statistiques sur la marché immobilier au titre de l’année écoulée. Et comme ses concurrents, le réseau constate une baisse de la demande de l’ordre de 18% sur un an au niveau national (-19% à Paris, -17% en Régions), ce qui lui fait dire que près d’un acquéreur sur 5 a disparu. Cette demande est surtout le fait de secondo accédants, à plus de 50%, les primo-accédants ayant déserté le marché. Selon les secteurs, les agents ont ainsi constaté une baisse allant de 16% à 50% de la demande pour ce type d’acquéreurs.

Acheteurs plus exigeants

Les acheteurs sont en outre plus exigeants, comparant davantage les biens, que ce soit leur qualité ou leur prix, suivant régulièrement l’évolution des prix, à travers Internet et les autres médias. L’acquéreur réalise plus de visites de la part avant une offre, et ne réalise les visites que si le prix correspond avec ce qu’ils savent du marché. Le réseau note également une hausse des retraits après signature du compromis. Outre ces élements, Laforêt indique que les investisseurs « se désengagent lorsque le taux de rentabilité de 4-­‐5 % nets avant impôt n’est pas atteignable ».

Parallèlement, l’offre est, elle, en stagnation, voire même en diminution, à 46935 unités, soit une baisse de 6% sur le trimestre. Les mises en vente se font, selon le réseau par nécessité : séparation, succession, mutation, les incertitudes économiques freinant les projets immobiliers. Face au climat actuel, le réseau note même que certaines mises en vente se transforment en location.

Transactions en repli

Aussi, face à une demande en baisse et une offre anémique, les transactions reculent logiquement, de 12%. Après un bon troisième trimestre, les ventes se sont tassées au quatrième trimestre. « Le recul des ventes annoncé pour 2012, tenant compte de l’attentisme habituel liés aux élections nationales, a bien eu lieu » indique le réseau. Le marché a notamment souffert de l’absence d’incitation fiscale ou d’aide, mais aussi de la baisse de la demande, de l’offre tardant à se reconstituer, et des vendeurs restant sur leurs positions. Le réseau invoque également la méfiance des vendeurs vis-à-vis des prêts relais, grippant ainsi le marché de la revente, mais aussi le durcissement des conditions ce crédit.

Malgré ces différents phénomènes, les prix ont du mal à baisser, les prix résistant, voire même augmentant dans les grandes villes. En revanche, dans les zones rurales, il n’est pas rare d’observer des baisses de 15 à 20 %. Mais cet réticence à baisser les prix se retrouve dans les délais de vente qui augmentent de 8 jours sur un an. Le prix au m2 recule ainsi, selon le réseau de 2% à 2925 euros le mètre carré.

Ecart de prix à la hausse

L’écart de prix entre le prix affiché et le prix vendu tend en outre à augmenter, passant de 5.94% en 2011 à 6.44% en 2012. « Un grand écart s’installe entre les grandes villes où les appartements se négocient de 2 à 4 % et les secteurs plus ruraux où le marché des maisons amène les vendeurs à concéder parfois 20 % par rapport au prix de mise en vente de leur bien » note Laforêt.

Pour 2013, le réseau pense que le marché ancien va rester tendu. SI les taux restent bas, ceci ne pourra pas soutenir seul le marché. Aussi pense-t-il que les propriétaires vont devoir s’adapter aux conditions des acquéreurs. Il prévoit ainsi, pour une meilleure adaptation des prix au marché, que la baisse de ces derniers pourrait dépasser 5% sur l’année. « La franche baisse des prix contribuera à faciliter les projets actifs et soutiendra le volume des ventes qui devrait se maintenir à un niveau similaire à celui de 2012 » note Laforêt.






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Il faut baisser les prix.

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