<p> (Moonlik / CC Wikimedia)</p>
Pour The Economist, l’immobilier français est l’un des marchés les plus surévalués de la planète, tandis que l’immobilier allemand est à l’inverse, le plus sous-évalué en Europe.
Selon The Economist, le marché immobilier français est l’un des plus surévalué au monde. Tel est le résultat d’une étude publiée par le magazine économique, qui classe la France premier en termes de prix comparé aux revenus par habitant. En clair, c’est en France que le budget logement est, en pourcentage, le plus important pour les ménages.
L’étude, pour évaluer la surévaluation d’un marché compile deux indicateurs : le premier est celui du prix comparé aux revenus locatifs. Le second compare le prix du logement relativement aux revenus des ménages. Et c’est précisément sur ce deuxième critère que la France affiche les ratios les plus élevés : il serait ainsi surévalué, selon ce seul critère, de 35% selon cette étude (A noter toutefois que l’on ne dispose pas sur ce critère de données pour Hong Kong, l’un des autres marchés les plus tendus de la planète).
L’Allemagne sous-évaluée de près de 20%
En termes de prix sur revenus locatifs, la situation française reste également préoccupante, avec une surévaluation de 50% selon cette étude. En Europe, la France est devenu, en quelques mois, le marché le plus onéreux, alors même que la Belgique auparavant première du classement sur le vieux continent a rétrogradé. Au niveau mondial, on notera toutefois que, sur ce dernier critère, Hong Kong, du Canada, ou de Singapour sont encore plus surévalués. En Europe, le marché immobilier anglais est également surévalué, de 20% selon la méthode des loyers et de 12% si l’on s’en tient au critère des revenus.
D’autres pays sont inversement sous-évalués, selon cette même étude. Aux Etats-Unis, la crise des subprimes a fait se retourner en quelques années le prix des actifs immobiliers, si bien que le marché immobilier est désormais sous-évalué de 20% comparativement aux revenus des ménages. En Allemagne, il serait également sous-évalué de 17%, tant sur le critère des loyers que sur celui des revenus. Mais c’est bien le marché immobilier japonais qui semble le plus déprimé, avec une sous-évaluation de 37% et 36% suivant les méthodes.

Les journaux français n’en ont pas marre de faire de la sous-traitance pour the economist?
Au moins ici c’est bien traduit (quand on voit la traduction du Figaro c’est n’importe quoi…)