Selon l'Observatoire Crédit Logement-CSA, le nombre de crédit immobiliers accordés a baissé de 26.4% par rapport à 2011.
L’Observatoire Crédit Logement-CSA faisait état ce matin des résultats annuels de son étude sur le marché du crédit en 2012. Celui-ci a montré une baisse de 26,4% par rapport à l'année précédente, avec un total des prêts qui se situe entre 117,5 et 120,5 milliards d'euros. Soit 40 milliards d’euros de moins qu’en 2011. Et la tendance pourrait se poursuivre : avec le nouveau PTZ+, encore plus restrictif, et la fin du dispositif Scellier, le montant des prêts pourrait encore diminuer à 110 milliards d'euros en 2013.
L’étude du Crédit Logement note ainsi que, excepté pour les mois d’octobre et novembre, la production de crédits immobiliers ne s’était pas ressaisie en cours d’année 2012, en dépit du repli continu des taux d'intérêt, qui ont atteint, en moyenne, en décembre, 3,22%. 4 prêts sur 5 ont été accordés à un taux inférieur à 4%, note l’observatoire, alors qu’en 2011, la proportion était plutôt de 3 sur 5.
Le marché immobilier a été touché de plein fouet, l’an dernier, par plusieurs éléments. D’abord, la fin de certains dispositifs étatiques a joué en défaveur du marché immobilier, tant sur le plan de l’investissement locatif (Scellier à 13%) que des aides à l’accession (PTZ+ supprimé dans l’immobilier ancien). Ensuite, la conjoncture très incertaine a poussé à l’attentisme les éventuels acquéreurs, lesquels ont hésité à s’engager sur un prêt.

Merci le parti pris (prix) ! Les dispositifs étatiques que vous citez étaient une grossière erreur et même le précédent gouvernement avait finalement reconnu cette erreur (!). Ce n’est pas faire une « faveur » au marché immobilier que de mettre sous la perfusion de l’état et des contribuables. Les vendeurs eux mêmes rentraient dans ce vilain jeu : « mais enfin mon appartement est trop cher ? Avec le PTZ vous devriez vous en sortir quand même ! ».
Le gouvernement a finalement reconnu l’erreur : ça me fait rire le fait de reconnaître les erreurs juste avant les échéances électorales.
Mais l’électeur étant amnésique…