Les premiers résultats des études menés par le Grand Lyon montrent un accroissement du trafic sous le tunnel de Fourvière.
Avec l’ouverture de l’A89 le 21 janvier dernier, on redoutait que l’arrivée de l’autoroute sur la Tour de Salvagny ne vienne faire augmenter le trafic au nord de l’agglomération. Si tel est bien le cas aux heures de pointe, on note aussi des conséquences bien réelles sur deux autres infrastructures routières : le périphérique nord et le tunnel de Fourvière.
Du fait de l’ouverture de l’A89, 3500 véhicules transiteraient en plus, chaque jour, dans le tunnel, déjà fortement encombré, selon une étude révélée lundi matin par le Progrès. En outre, le trafic de camions sur le périphérique nord serait lui aussi à la hausse, le Grand Lyon estimant, après 15 jours de fonctionnement, que celui-ci accueillerait 15% de poids-lourds en plus qu’avant la mise en service de ce nouvel axe qui relie Balbigny à la Tour de Salvagny.
Et le Grand Lyon craint que ceci ne soit qu’un commencement. Avec la montée en puissance de l’usage de cette autoroute, le tunnel de Fourvière pourrait bien accueillir un trafic de transit encore plus important dans les semaines et mois à venir. Un prochain bilan sera effectué après les vacances de février, période qui pourrait se révéler sensible pour la circulation sous le tunnel. Mais il est à craindre que l’agrégation de trafics nationaux et locaux, en l’absence de séparation des flux en amont de Lyon, risque bien de poser durablement problème sur l’agglomération.
