MIPIM 2013 – En l’absence de transactions majeures, le marché lyonnais a totalisé 185.000 m2 de demande placée en 2012. La preuve d’une certaine profondeur de marché, qui s’explique par la bonne tenue des diverses polarités de l’agglomération lyonnaise.
Alors que s’ouvre aujourd’hui le MIPIM, le salon international des professionnels de l’immobilier, le Grand Lyon peut s’enorgueillir d’un début d’année tonitruant sur le marché de l’immobilier tertiaire, avec les signatures en quelques semaines de grandes transactions, telles la SNCF sur Incity - 22.000 m2- et celle de Sanofi à Gerland sur un foncier de Plastic Omnium -20.000 m².
De quoi oublier la contre-performance –toute relative - de l’année 2012, qui s’est soldée par une baisse de 29% sur le marché de l’immobilier de bureaux, à 185.000 m2 placés. Aussi peut-on espérer un rattrapage pour l’année 2013, la comptabilisation de l’opération d’Alstom Transports (36.000 m2 mixtes) étant également attendue pour cette année.
Polarités
Il y a donc fort à parier que le marché lyonnais devrait donc encore atteindre cette année, sans trop de mal, les 200.000 m2 de demande placée, voire les dépasser. Une stabilité de bon augure que le Grand Lyon tend à mettre en avant à l’occasion du MIPIM, tout comme la profondeur de marché, vantée tant par les professionnels et officiels lyonnais que par les analystes extérieurs. Une qualité inédite au sein des métropoles régionales, détachant Lyon de ses comparses nationales pour la placer au niveau des eurocités européennes.
Carré de Soie, mais aussi Vaise Industrie, Parc Technologique de Saint Priest, ou encore Techlid: la pluralité des zones tertiaires a en effet permis d’étendre l’éventail des valeurs locatives, en dehors des trois grandes zones de développement traditionnel du Parce que sont Gerland, Confluence et bien sûr la Part-Dieu. Désormais clairement identifiées, elles attirent une demande régulière d’utilisateurs, et d’investisseurs. Cette multiplicité est clairement un atout de Lyon, au même titre que le statut du quartier central des affaires de la Part-Dieu, laquelle tire aujourd’hui les bénéfices de 50 ans de visibilité de quartier central des affaires régional, alors même que Marseille, embourbée dans sa rivalité avec Aix, a porté beaucoup plus tard cette ambition avec le développement d’Euroméditerranée.
Smart Grid, next step ?
Cette année, le Grand Lyon a toutefois voulu aller plus loin que de pousser les nombreuses polarités tertiaires de l’agglomération. La thématique phare du MIPIM sera ainsi « Lyon, ville intelligente », un concept promu par Gérard Collomb, qui tend à favoriser les initiatives en faveur des réseaux intelligents, et les nouveaux usages. Comme souvent, Confluence sera en vitrine, avec notamment l’initiative conjointe de l’agglomération avec le NEDO sur l’immeuble Hikari, bâtiment à énergie positive totalement connecté à son environnement de quartier.
OnlyLyon, qui fédère les initiatives de promotion de la ville au niveau international, aura pour mission de porter cette ambition, appuyée par une nouvelle campagne de communication. Objectif : porter l’attachement des lyonnais et des visiteurs pour leur ville, via un nouveau slogan « Addicted to Lyon ». Reste à savoir si ceci permettra d’attirer les investisseurs, et battre ainsi le niveau d’investissement de 2012 sur le marché lyonnais, avec 845 millions d’euros investis…
