<p>Terrain dans un lotissement dans les monts du lyonnais (SDH/LPI)</p>
Pour Xavier Fromage, qui intervenait jeudi dernier à l’assemblée générale du SNAL, la rareté foncière est à la base de la hausse des prix.
Stupeur à l’Assemblée générale des lotisseurs lorsque Xavier Fromage, le président du SNAL a évoqué le délicat problème de la ressource foncière. « On a reçu un courrier du préfet pour que l’on arrive à 0 imperméabilisation des sols » tempête le président régional du SNAL. Rumeur de désapprobation dans la salle… Pour Xavier Fromage, les autorités font, de manière très idéologique, la chasse à l’étalement urbain. Deux motifs invoqués à cela : la lutte contre l’urbanisation des sols, et celle contre l’enrichissement sans cause.
« Pour l’étalement urbain, ce qui est stigmatisé, c’est la maison individuelle. J’espère que ces chiffres vous ont permis d’apporter des réponses quant à la consommation d’espace liée à la construction de maisons ». En effet, l’étude commandée auprès du CECIM montre que, chaque année, les terrains à bâtir dans la région absorbent 0.03% de la surface de la région Rhône-Alpes, soit la surface d’une commune comme Pusignan. « On est très loin des valeurs diffusées au sein des ministères concernant la consommation d’un département tous les sept ans, du fait de la production de lotissements!» s’insurge Xavier Fromage. L’essentiel des surfaces à urbaniser étant en effet absorbé selon lui par les activités économiques et les infrastructures…
Le logement des classes moyennes en péril
Pour lui, la réponse des pouvoirs publics est de construire la ville sur la ville, et de densifier… « Construire la ville sur la ville, cela coute cher » note Xavier Fromage, citant les reconversions de friches industrielles, la dépollution, et l’achat d’un bâti à un prix toujours supérieur à celui du terrain agricole ». Je ne suis pas sûr que cela réponde à la crise du logement abordable. En atteste, selon lui, les prix au m2 de l’immobilier neuf dans l’agglomération : 4500 euros sur Lyon intra-muros et 3600 euros le m2 dans le Grand Lyon.
« La traduction, c’est la rareté du foncier, qui est à l’origine de la flambée des prix » note Xavier Fromage. L’acquisition foncière peut en effet représenter, selon lui, jusqu’à 50% du prix du bien. Les familles habitant en région lyonnaise ne peuvent, selon lui, plus se loger à Lyon.
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Il est de notoriété publique que la consommation d’espace liée à l’étalement urbain n’est pas principalement lié au habitations elles-mêmes, mais plutôt aux fonctions secondaires associées : voie de dessertes, nappe de parking etc.
et cest maintenant qu’ils sen rendent compte….
Mieux vaut tard que jamais vous allez me dire!
lol