<p>Sandrine Alonnier (DR)</p>
Sandrine Allonier est la directrice des études économiques de Meilleurtaux.com. Elle nous explique quelle sont les grandes tendances en termes de crédit au niveau national et local.
Vous prévoyez une certaine stabilité des taux dans les prochaines semaines…
Il ne devrait pas y avoir de gros changements dans les mois à venir. Etant donné que nous sommes toujours dans un contexte de demande faible, la concurrence entre banques est donc accrue. En effet, la demande est en légère hausse par rapport à 2012, mais on reste bien loin des niveaux de 2011. Les banques souhaiteront donc toujours prêter à des taux bas, dans un contexte où l’OAT est lui aussi sur des niveaux très faibles. L’objectif pour elles est de capter une clientèle fidèle, de primo-accédants, qui pourraient à terme ouvrir des livrets d’épargne, des assurances-vie. Ce qui est très important dans la perspective de Bâle 3. Les banques proposent ainsi toute une série d’offres dans leurs barèmes pour les primo-accédants : offres privilèges, offres pour les moins de 40 ans. On ressent vraiment une intense concurrence sur ce segment-là.
Sur les renégociations de crédit, avez-vous ressenti un certain engouement en début d’année ?
La renégociation a représenté 52% des demandes en janvier, avec un record de 30.000 demandes. Nous avons vu un assagissement en février mars, avec pour le mois de mars 13.0000 demandes. Ceci reste un niveau très important, de l’ordre de celui constaté lors de la grande vague de renégociation de la fin 2010. La demande reste soutenue, mais moins que ce que l’on a connu en janvier. Il commence à y avoir un essoufflement du phénomène. Ceux qui avaient un projet dans ce sens l’ont en effet déjà concrétisé. Cela représente aujourd'hui un tiers des demandes.
Sur Lyon, quelles sont les grandes tendances en matière de pouvoir d’achat immobilier?
Lyon reste 7ème du palmarès des taux de crédit immobilier au sein des grandes métropoles. Les taux sont restés stables, mais les prix, eux, continuent de monter, ce qui se traduit par une baisse du pouvoir d’achat immobilier. Lyon reste la seule ville où le pouvoir d’achat a baissé entre mars 2012 et mars 2013, de 1.5 m2, à 48.6 m2 pour une mensualité de 1000 euros sur 20 ans.
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