Le président du Grand Lyon, et l’ex-numéro un du département du Rhône se sont félicités vendredi du projet de loi présenté mercredi en conseil des ministres.
Exercice d’autosatisfaction vendredi pour Gérard Collomb et Michel Mercier. Les deux hommes politiques, qui portent ensemble depuis début décembre le projet de métropole, avaient réuni vendredi la presse pour faire part des avancées en ce domaine, et évoquer notamment le projet de loi présenté devant le conseil des ministres mercredi.
Le premier ministre avait en effet évoqué mercredi dans divers titres de presse quotidienne régionales cette réforme institutionnelle, qui n’est pas, selon lui, un acte fort de décentralisation, mais plutôt une avancée dans ce domaine, avec la création de métropoles pour les villes de Paris, Marseille et Lyon, et toutes les agglomérations de plus de 400 000 habitants. Soit 12 nouvelles métropoles. A ce titre, Rhône-Alpes pourrait bien être, avec PACA, l’une des deux régions avec PACA où deux métropoles cohabiteront (Lyon et Grenoble). Et selon Michel Mercier, le projet serait même, de l’avis du gouvernement, le seul novateur en matière d'organisation locale.
« Vous comprenez mieux notre méthode !»
Dans ces territoires, la communauté urbaine reprendrait les compétences du département. Et selon les dires des promoteurs du projet, ceci ne devrait pas poser de problème. « Le cas lyonnais de cette loi est celui qui ne soulève pas de problèmes particuliers » a ainsi indiqué le sénateur maire de Thizy-les-Bourgs lors de la conférence de presse. Selon ce dernier, la métropole viendra ainsi en discussion au Sénat le 27 mai « Après, tout sera sur les rails, et on n'aura plus qu'à participer, à pousser, et à veiller à ce que tout se passe bien » a-t-il indiqué, notant que leurs plans n’étaient pour l’heure qu’officieux tant que le débat au parlement n’ait pas abouti.
Si tout se passe bien, le conseil de la Métropole serait ainsi élu au suffrage universel direct par fléchage en mars de l’an prochain, avant qu’intervienne la création officielle de la métropole en avril 2015. Sur la méthode, jugée brutale par l'UMP lyonnaise et par certains groupes de gauche comme EELV et le GRAM, les deux hommes ne semblent rien regretter, mettant en avant le cas alsacien, dont le référendum local sur la fusion des départements et de la région s’est révélé être un échec. « Vous comprenez mieux notre méthode» a ainsi lancé Michel Mercier.
