<p>Bernard Cazeneuve (CC Estonian Foreign Ministry)</p>
Le ministre du budget veut « dépasser les insuffisances » de la première phase de rationalisation de la politique immobilière, et consolider les acquis.
Le Conseil de l'immobilier de l’Etat (CIE) remettait mercredi à Bernard Cazeneuve, Ministre délégué au Budget et chargé du Domaine, son rapport sur la modernisation de la politique immobilière de l’Etat, qui préconise une poursuite des efforts de l’Etat en matière de stratégie immobilière, après une première phase qui, depuis 2005, a permis de réaliser de « fragiles » progrès.
Pour cela le rapport formule 50 mesures, qui pourraient dégager de 800 à 1.2 milliards d’économies. A l’occasion de la remise de ce rapport, Bernard Cazeneuve a souligné la nécessité de donner « un nouvel élan à la politique immobilière de l’Etat », afin de « dépasser les insuffisances de la première phase et consolider ses acquis ».
Impliquer l’ensemble des administrations
Le ministre a ainsi rappelé « que les principes de meilleure connaissance, de meilleure gestion et d’optimisation du patrimoine immobilier doivent concerner toutes les administrations publiques ». L’Etat ne devrait pas, selon le ministre être le seul concerné : « afin d’intégrer à l’objectif de rationalisation de l’immobilier public, au-delà du seul patrimoine immobilier de l’Etat, le parc des opérateurs et de l’ensemble des administrations, une mutualisation accrue des outils et des bonnes pratiques est indispensable » note-t-il.
Un renforcement de la professionnalisation de la fonction immobilière va être mis en oeuvre: « la qualité des évaluations et des cessions, le pilotage de la programmation, l’analyse économique des projets feront l’objet d’actions spécifiques, grâce notamment au déploiement d’outils informatiques adaptés » a affirmé le ministre.
Recensement des moyens consacrés à l’immobilier
« L’ensemble des moyens consacrés à l’immobilier public devra être mieux identifié et recensé, pour permettre une mutualisation renforcée des compétences, gage de plus grande efficacité. La réforme pourra passer par un renforcement de l’échelon régional, mieux adapté à l’identification d’opportunités de rationalisation des implantations immobilières » a indiqué le ministre, qui a semble-t-il tiré les enseignements de la publication de listes obsolètes sur le patrimoine immobilier de l’Etat.
« Plus généralement, l’ensemble de ces mesures visera à transformer la politique immobilière, jusqu’ici conçue comme une simple « fonction support » de l’action publique, en un véritable vecteur de politiques publiques et, en premier lieu, de la mobilisation du foncier public en faveur du logement » affirme-t-il.
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