Selon la dernière note de recherche du Crédit Agricole, les prix de l'immobilier devraient continuer à progressivement s’ajuster dans l’ancien en 2014.
Le Crédit Agricole continue de tabler sur un ajustement à la baisse des prix de l’immobilier. Dans sa dernière note de recherche publiée lundi, la division de la banque indique qu’elle s’attend cette année à un repli des prix de 4% dans l’ancien, avec des volumes de transaction également en baisse de 6%. Les volumes « se redressent un peu en 2013. Les ventes ont été très fortes en juin et sur la période février-juillet sont en croissance de 6 % sur un an » note le Crédit Agricole.
Olivier Eluère, l’économiste auteur de cette étude, qualifie toutefois de « modeste » cette correction du marché résidentiel amorcée en 2012, laquelle devrait toutefois se prolonger, de par une demande de logements en baisse, une situation économique difficile, des ajustements fiscaux ou encore « le niveau trop élevés des prix ».
« L’offre et la demande s’équilibrent ‘par le bas’ avec moins d’acheteurs mais aussi moins de vendeurs. La remontée des taux de crédit, qui s’amorce, devrait accélérer la baisse des prix, mais ces mouvements resteraient d’ampleur limitée » note-t-il. "Les taux de crédit habitat devraient toutefois remonter graduellement au second semestre et en 2014" note la banque.
Des volumes bas dans le neuf
Il note en outre que l’atterrissage en douceur que vit le marché « n’est pas sans inconvénient », la solvabilité des acheteurs n’étant pas amenée à s’améliorer, tandis que la proportion des secondo-accédants est devenue prépondérante. « Restaurer la solvabilité des acheteurs suppose un recul plus marqué des prix, qui passerait par un retour plus net des vendeurs dans l’ancien et une reprise des mises en vente dans le neuf » note le Crédit Agricole.
Sur le marché du neuf, les volumes de ventes sont toujours bas, mais s’avèrent en phase de stabilisation, voire de légère reprise, avec une perspective de 90 000 ventes en 2013.Un mieux que la banque explique par la progressive montée en puissance du Duflot, notamment depuis le troisième trimestre.
