<p>Jean-Marc Ayrault, lors du congrès de l'Union Sociale pour l'Habitat - © Roberto Neumiller</p>
Selon un sondage Ifop/Le Figaro, pour une grande partie des français, la réforme fiscale que veut engager le premier ministre Jean Marc Ayrault se traduira par une hausse des impôts.
Jean Marc Ayrault avait annoncé la semaine dernière dans « les Echos » sa volonté de mener une réforme fiscale « à prélèvements constants », le système fiscal étant selon lui «devenu très complexe, quasiment illisible». Le « besoin d’un débat beaucoup plus global, sur la fiscalité » se fait en effet sentir selon lui. Il commence aujourd’hui ses consultations, avec la réception du secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly.
Pour continuer sur le même rythme d’économies en 2015, en 2016, en 2017 qu’en 2014, soit 15 milliards d’euros, le premier ministre a en effet indiqué vouloir « un débat beaucoup plus global » sur la fiscalité, comme sur la question de la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Il compte également mettre le niveau des dépenses publiques, «élevé aujourd'hui», à l’ordre du jour.
Une hausse de la fiscalité redoutée
Mais cette réforme fiscale n’emballe apparemment pas les français. Pour ces derniers, interrogés à l’occasion d’un sondage Ifop pour le Figaro, ils sont certes plutôt favorables, à 54%, à la fusion CSG IR via la création d’un prélèvement unique plus progressif. Ils sont également favorables (55%) à la proposition d'un prélèvement à la source.
Mais pour la moitié des sondés, la réforme voulue par Ayrault se traduira par une hausse de la fiscalité. En outre, les français sont pessimistes quant à la capacité de Jean-Marc Ayrault de mener à bien la réforme fiscale : 66% pensent qu’il n’a « pas du tout » ou « plutôt pas » la capacité à mener celle-ci.
