Les derniers chiffres de la FNAIM Entreprises confirment l’assise forte du marché lyonnais, basé sur des pôles tertiaires bien identifiés.
La FNAIM Entreprises organisait mardi matin sa traditionnelle conférence annuelle sur le bilan annuel des différents marchés de l’immobilier d’entreprise lyonnais : bureaux, locaux d’activités, logistique, et investissement. Et si diverses tendances sont décelables suivant les différentes pôles d’activités, on notera tout de même une forte activité dans le segment des bureaux en 2013. Sur ce secteur d’activités, Lyon se place ainsi au cœur des Eurocités en matière de demande placée : le marché des bureaux, s’il n’a pas retrouvé son zénith de l’année 2007 (285.937 m2 placés) a en revanche flirté avec son niveau d’il y a deux ans (259.445 m2), à la faveur d’une progression de 36% de la demande placée, soit par des prises à bail ou des acquisitions. Cette hausse de la demande placée sur le marché tertiaire s’inscrit de concert avec celle observée sur le marché des locaux d’activités, mais tranche en revanche avec la baisse observée sur le marché de la logistique (-25% à 281.073 m2).
Quelques transactions géantes ont aidé à cette bonne année sur le marché des bureaux : la prise à bail de la SNCF dans la tour Incity, et les opérations d’Alstom au Carré de Soie ou de Sanofi à Gerland ont permis de doper le marché tertiaire. Ce dernier devrait encore performer en 2014. Les membres de la FNAIM Entreprises se montrant à ce sujet confiant: « nous avons déjà identifié de grandes transactions en cours de finalisation ». Parmi les secteurs les plus en vue, pas de surprise. On remarquera que les trois marchés Part-Dieu / Gerland / Carré de Soie ont capté, une fois de plus en 2013, 60% du marché à eux seuls.
Lyon voisin de Barcelone sur le marché tertiaire
Cette vigueur du marché lyonnais permet d’ailleurs au marché de dépasser certains autres marchés importants au niveau européens, comme Barcelone, un marché où le volume de demande placée est souvent très proche de celui observé sur le marché lyonnais depuis quelques années. Mais une fois de plus, le marché de Lyon, même si il dépasse Milan (227.290 m2 placés) reste encore loin de celui de Francfort (440.550 m2 placés) ou encore de Londres ou Paris Ile-de-France (1.844.497m2 placés), de loin le premier marché d’Europe continentale.
Demande en hausse de 36% et offre en baisse de 9% (et même de 17% sur la demande à 6 mois sur Lyon intra muros): des éléments qui expliquent sans doute la hausse des valeurs locatives : le loyer moyen neuf est ainsi en hausse sur 2013, à 185 euros (on notera également que le loyer prime a dépassé les 315 euros sur Incity). Il reste néanmoins toujours inférieur au niveau de 2008 (196 euros), et des loyers des autres grandes capitales européennes: 400 euros à Manchester, 335 euros à Amsterdam, 450 euros à Milan et 420 euros à Francfort.
