<p>Lyon vue de l'Antiquaille (SDH/LPI)</p>
Meilleurtaux.com a réalisé une étude comparant les impôts locaux payés par un propriétaire à une mensualité moyenne de crédit immobilier.
Les impôts locaux ne sont pas nécessairement plus élevés dans les grandes villes comparativement à l’effort consenti pour l’achat immobilier. Le courtier en crédit immobilier Meilleurtaux.com a réalisé une étude comparant la mensualité moyenne de crédit immobilier aux impôts locaux payés par un propriétaire.
En réalisant ce ratio, le courtier en crédit immobilier a souhaité déterminer le poids de la taxe d'habitation et de la taxe foncière relativement à la mensualité moyenne de crédit immobilier. Et, petite surprise, c’est à Paris où l’indicateur est le moins élevé, avec des impôts locaux représentent moins de la moitié d'une mensualité de crédit immobilier. Dans son sillage, Lyon est deuxième, avec un ratio de 1.23.
En moyenne en France, le ratio comparant la contribution de taxe d'habitation et de taxe foncière d’un contribuable type à la mensualité moyenne de crédit immobilier hors assurance atteint 1,6. Lille, Toulouse, Nice, Strasbourg, Nantes sont inférieurs à cette moyenne. Mais Marseille, Montpellier et Bordeaux affichent un niveau supérieur. Toutefois, la situation est à relativiser « faible fiscalité locale à Paris contre faible mensualité de crédit immobilier à Bordeaux » note ainsi Meilleurtaux.com. » Bordeaux présente en effet la mensualité de loin la plus faible du panel avec moins de 980 €, mais une imposition de 2 300 €.
La fiscalité locale peut renchérir le coût du logement
Pour Lyon, Meilleurtaux note qu’elle réussit à contenir ses impôts locaux sous la barre des 1 650 € et occupe la 2ème place en présentant une mensualité moyenne de 1 328 €. « Ainsi la fiscalité locale ne coûte ‘que’ 1,2 mensualités de crédit » note le courtier.
Hervé Hatt, président de Meilleurtaux.com, rappelle que l’exécutif a choisi d'effectuer une réforme de la fiscalité locale, avec pour but de mettre fin à l'opacité et à l'obsolescence des calculs et des critères pris en compte. « La taxe d'habitation d'un grand appartement dans les beaux quartiers parisiens peut ainsi être moins élevée que celle d'un appartement HLM des années 70. Mais les mesures éventuelles ne toucheraient les contribuables qu'après la prochaine présidentielle, en 2018. Dans l'immédiat notre simple analyse montre que la fiscalité locale peut renchérir très fortement le coût du logement même si ce dernier est raisonnable » note-t-il.

Avec la hausse du taux d’imposition et d’autres charges en France, y compris à Lyon, les investisseurs peuvent cependant en profiter pour agir afin de réduire significativement les impôts, en ayant recours à la défiscalisation. Le dispositif Duflot (http://www.dispositif-loiduflot.org), même s’il ne s’est pas révélé très attrayant à cause de son niveau de vente bas, est tout de même un outil de défiscalisation immobilière intéressant, puisqu’il permet de réduire les impositions d’en moyenne 18% sur le long terme (9 ans). Vu la potentialité de l’outil, il peut être intéressant pour l’investisseur en vue d’un projet immobilier sûr, rentable et réfléchi.
Impactant les investisseurs (taxe foncière) comme les propriétaires vivant dans leur logement (taxe d’habitation + taxe foncière) la fiscalité locale n’a pas d’incidence directe sur l’achat d’un bien immobilier. Elle peut néanmoins s’avérer dissuasive pour les acquéreurs potentiels d’un bien lorsqu’elle représente l’équivalent de plusieurs mensualités par an de remboursement du prêt immobilier.
Relativement faibles à Lyon car représentant moins de 1,3 mensualités par an de crédit immobilier, les montants versés au titre de la fiscalité locale peut être compensés pendant une durée de 9 ans par une défiscalisation partielle de son placement via le dispositif Duflot (http://www.dispositif-loiduflot.org). Attention ce véhicule de défiscalisation est réservé à l’investissement dans le logement locatif à loyer intermédiaire.