Les prix de l’immobilier ont diminué de 0.3% en 2013, selon les derniers chiffres publiés par les notaires de France. La baisse est plus prononcée sur Saint-Etienne, où ils ont reculé de 5%.
Les prix n’auront que peu varié à Lyon en 2013. Selon la dernière note de conjoncture des notaires de France, ils ont reculé de 0.3% au quatrième trimestre 2013 par rapport au quatrième trimestre 2012, à 3230 euros le mètre carré. Une tendance déjà dévoilée dans les dernières statistiques Insee-Notaires. Mais cette tendance à la stabilité est propre à Lyon. Dans d’autres métropoles régionales, la tendance baissière est beaucoup plus marquée.
On notera ainsi qu’à Clermont Ferrand, les prix reculent de 6%, à 1610 euros le mètre carré. La baisse est également assez nette sur Grenoble, où les prix ont reculé de 1.5% sur un an, avec un prix de 2280 euros le mètre carré.
Saint Etienne très affectée
La tendance baissière est également sensible dans l’autre agglomération rhônalpine qu’est Saint-Etienne. Les prix ont reculé de 5.7% au quatrième trimestre 2013 par rapport au quatrième trimestre 2012.
Hors des régions Rhône-Alpes et Auvergne, la baisse des prix est sensible dans quasiment toutes les villes de régions. Il n’y a guère qu’à Reims (+5%) et dans un croissant ouest où les prix continuent de monter, à l’image des variations enregistrées sur un an à Poitiers (+4.3%), Limoges (+2.5%), Tours (+4%), Nantes (+0.2%) ou Bordeaux (+0.2%).
Attentisme prudent
Côté perspectives, les notaires prévoient que l’attentisme constaté actuellement devrait se poursuivre. « S’il est aujourd’hui de plus en plus difficile d’anticiper l’évolution de ce marché dans les mois à venir, le sentiment actuel d’attentisme prudent devrait néanmoins se confirmer voire s’amplifier dans les prochaines semaines en l’absence de toute mesure de fluidification » notent les notaires.
Ils prévoient également que les différences constatées entre régions se confirment, avec une plus grande résistance dans les grandes villes et leur première couronne. « L’augmentation récente des droits d’enregistrement dans la plupart des départements risque de pénaliser de nombreux primoaccédants pour qui la constitution de l’apport personnel est de plus en plus difficile » précisent-ils, en tablant sur un recentrage de la demande, du fait des de ces nouvelles contraintes financières, « sur des prix bas ou moyens au détriment des biens nécessitant des budgets plus importants ».

La stabilité des prix de l’immobilier à Lyon par opposition à Saint-Etienne et à Clermont-Ferrand voir même à Grenoble est sans doute liée au dynamisme économique de l’agglomération lyonnaise qui attirant chaque année de nouveaux habitants.
Qu’ils soient des primo-accédants, des propriétaires recherchant un logement plus grand ou des particuliers souhaitant investir dans l’immobilier locatif, les acquéreurs potentiels de logement hésitent à s’engager en raison de problèmes de pouvoir d’achat, de frilosité des banques ou de l’augmentation des obligations supplémentaires imposées aux bailleurs par la loi ALUR. Pour cette dernière catégorie d’acheteurs de logements, seul le dispositif de défiscalisation immobilière Duflot (http://www.dispositif-loiduflot.org/exemples-defiscalisation-loi-duflot) a permis d’éviter la chute des transactions.