En Isère, les prix ont reculé l’an dernier, selon l’Observatoire des Notaires.
Les Notaires de France ont publié mercredi leur note de conjoncture immobilière montrant une baisse des prix de l’immobilier de 1.5% dans la préfecture de l’Isère sur le quatrième trimestre 2013 par rapport au quatrième trimestre 2012, avec un prix moyen de 2280 euros le m2.
Sur le département, l’année s’est passée en deux temps, selon l’Observatoire publié il y a quelques semaines par la Chambre des Notaires de l’Isère. « Après un 1er semestre 2013 plutôt morose, nous avons constaté au cours du second semestre une reprise des transactions. Globalement le marché se modélise par types de biens » note-t-elle.
Maison : le prix de vente reste stable
Selon le type de biens la chambre note que 38 % des ventes réalisées en Isère ont été par des maisons. « Le prix de vente reste stable » note la Chambre. Le prix de vente médian se situe ainsi à 207 000 euros, une valeur stable par rapport à 2012. Sur ce segment, on notera néanmoins des évolutions : « les surfaces de terrain d'agrément tendent à diminuer par suite de morcellements et de reventes » relève la chambre.
En outre la demande est moins présente pour les biens présentant un prix élevé : « la demande est soutenue sur les premiers prix du marché, puis s’étiole progressivement jusqu’à devenir rare pour les prix les plus élevés » note l’Observatoire.
Appartements anciens : toujours le cœur du marché
Ce type de biens est sur le département, toujours le plus demandé. « Le total de ces ventes approche la moitié des transactions. La demande la plus forte concerne les appartements de type 3» note la Chambre. Grenoble pointe pour ce type de biens en 13ème position des villes de France de plus de 100 000 habitants pour les appartements anciens et pour les appartements neufs en termes de prix, loin derrière Villeurbanne et Lyon (2629 et 3268 euros le m2).
Le prix médian, différent du prix moyen, a lui baissé de 2.9% sur Grenoble dans les logements collectifs anciens en 2013, à 2288 euros le m2. Parmi les quartiers les plus chers de Grenoble, on trouve l’Hyper Centre (2 708 /m2 -2,4%) et l’Ile Verte (2 747 /m2 -0,3%)
Vienne : prix en hausse
En termes de volumes de ventes, Saint Martin d’Hères pointe en deuxième position du département, avec un prix médian toujours pour les appartements anciens, de 2021 euros le m2 (-4.1%). Sur les autres communes de l’aire urbaine, comme Echirolles ou Fontaines, les prix médians atteignent 1979 et 1889 euros le mètre carré.
Dans les autres communes du département, les prix vont de 1788 euros à Vienne (+1.7%) à 1912 euros à Voiron (-2.4%), en passant par un m2 à 1739 euros à Bourgoin-Jallieu (-8.6%). A Vienne, le prix médian du 4 pièces atteint 139 500 euros. « Il correspond à Grenoble au prix d’un 4 pièces dans les quartiers de la Capuche, des Eaux-Claires ou de la Villeneuve (140 000 euros). (…) Comme en 2012, 19,3 % des acquéreurs viennent du Rhône, avec un budget de 117 200 euros, et 2,8% de la Drôme (106 400 euros) » note l’Observatoire.

L’évolution des prix des biens immobiliers varie effectivement d’une agglomération à l’autre dans le département de l’Isère. Ainsi si le prix des maisons reste stable à Grenoble, les prix des appartements sont à la baisse sur le marché immobilier de l’ancien et sont stables sur le marché immobilier du neuf en raison du niveau élevé des coûts de construction.
Pour ce dernier segment du marché immobilier le maintien du niveau des transactions est pour partie lié au dispositif loi Duflot (http://www.dispositif-loiduflot.org/dispositif-duflot) qui permet de défiscaliser partiellement son investissement dans le logement locatif tout en permettant d’imputer les déficits fonciers en contrepartie de loyers plafonnés.