La maire de Vénissieux, Michèle Picard, avait interdit par arrêté les expulsions locatives. Le préfet avait saisi le tribunal administratif, qui a suspendu celui-ci.
Le tribunal administratif de Lyon a suspendu les arrêtés pris par Michèle Picard le 31 mars dernier, lesquels interdisaient, sur le territoire de la commune du sud de Lyon, les expulsions locatives, les coupures d'eau, d'électricité et de gaz, et les saisies mobilières.
La trêve hivernale avait pris fin le 31 mars. Avec à partir de cette date la possibilité pour les bailleurs de procéder à des expulsions locatives. Mais la maire avait pris des arrêtés interdisant celles-ci. Lesquels avaient été attaqués par le préfet.
« La machine infernale de l'exclusion peut de nouveau tourner à plein régime. Face à l'urgence sociale, Michèle Picard poursuivra ses actions de résistance contre ces pratiques inhumaines, injustifiables et intolérables au pays des Droits de l'homme. La lutte contre la pauvreté doit être aussi une priorité nationale, une urgence nationale » indique un communiqué de la mairie de Vénissieux qui indique que l'élue compte inlassablement défendre « le droit à une vie digne pour tous et assumera son devoir de maire pour protéger les habitants ».
La maire communiste de la troisième ville du département prend chaque année ce type d’arrêté, avec quelques autres maires eux aussi opposés aux expulsions. La commune avait en 2013 connu un drame, avec le suicide d’une femme menacée d’expulsion.
