Selon la dernière étude de la Banque de France sur le secteur du Bâtiment et Travaux Publics, l’activité s’est amoindrie au regard du trimestre précédent.
Le secteur du BTP souffre comme ailleurs en Rhône-Alpes. Selon la dernière étude trimestrielle de la Banque de France sur le secteur, « l’activité dans le bâtiment s’est amoindrie au regard du trimestre précédent, les situations restant nuancées selon les secteurs géographiques ». Elle précise également que les effectifs ont diminué.
Selon l’institut d’émission, la situation s’est pas meilleure dans le secteur des travaux publics, lequel « semble souffrir du blocage budgétaire de quelques projets des collectivités territoriales ». Mais elle tempère toutefois en indiquant que certaines situations pourraient « se débloquer dans les prochains mois, et permettre une stabilisation de l’activité ».
Dans le gros œuvre, la Banque de France note peu d’évolution par rapport au trimestre précédent au niveau de l’activité. En revanche, les carnets de commandes se sont « légèrement étoffés ». Sur ce segment, des disparités sont à noter entre les départements, « le Rhône et la Haute-Savoie restant les moteurs principaux de l’activité régionale ». Sur le second œuvre, l’activité reste stable, même si les carnets de commandes se sont regarnis. La Banque de France note une forte pression concurrentielle, qui fait s’orienter les prix à la baisse.
Dans les travaux publics, l’institution note que l’activité s’est émoussée, du fait de la baisse de la demande des collectivités territoriales. « Malgré l’acceptation de marges réduites, les carnets de commandes sont peu garnis et laissent entrevoir au mieux un maintien de l’activité pour les prochains mois » note la Banque de France.

En France, dans un secteur du BTP en berne, les entreprises s’orientent presque toute vers le marché extérieur, ce qui permettent encore leur survie. Cette situation devrait déjà être alarmante pour le pays.