A la quelques jours de l'ouverture de la convention Patrimonia, qui se tiendra à Lyon le 25 et 26 septembre prochain, Crédit Foncier a publié un portrait-robot de l’investisseur locatif. Cette étude a été réalisée auprès des clients de l'établissement, notamment pour comprendre les motivations les ayant poussé à investir.
Le locatif représente toutefois une part bien moins importante de la construction de logement qu’il y a quelques années. « Sur l’ensemble de la France, le locatif privé a représenté un peu moins de 12 % du total estimé des logements construits au premier semestre 2014, chiffre stable par rapport à 2013 mais à comparer à près de 16 % en 2012 et à plus de 17 % en 2011 » note Crédit Foncier.
L’établissement note à cette occasion que la tendance à la concentration de l’investissement locatif dans 6 régions tend à s’accentuer: l’Aquitaine, l’Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes concentrent ainsi 76% des transactions en 2014, contre 74% en 2010.
Un revenu des investisseurs plus élevé en Rhône-Alpes
Le revenu annuel médian des acquéreurs reste stable, ce dernier ayant progressé de 5,8 % en moyenne entre 2010 et 2014. Toutefois, l’établissement remarque des disparités entre selon les régions : si le revenu annuel médian est de 67 500 euros à l’échelle nationale, il s’avère plus élevé dans les deux régions que sont l’Ile-de-France (72 000 euros) et Rhône-Alpes (74 030 euros).
L’investissement locatif se fait surtout dans des appartements, pour neuf transactions sur 10, les maisons ne représentant que 11% du total. La surface des biens achetés reste modeste : elle concerne des petits appartements d’une moyenne de 42 m2 pour un montant de 167 000 euros, en hausse de 11%. Crédit Foncier note par ailleurs que la hausse des prix de l’immobilier est aussi visible sur ce marché de l’investissement, la part des investissements de 200 000 euros et plus ayant bondi de 22 à 32 % en 4 ans.
La fiscalité comme première motivation
Les ménages qui investissent le font pour trois raisons, selon Crédit Foncier. Et la fiscalité figure en bonne place, cette motivation étant citée par deux tiers des investisseurs dans l’immobilier locatif, avec toutefois une forte différence entre le neuf et l’ancien : quand trois quart d’investisseurs dans le neuf investissent pour réduire leurs impôts, ils ne sont qu’un quart parmi ceux qui investissent dans l’ancien.
La deuxième motivation citée par les investisseurs interrogés est une volonté de leur part de se constituer un patrimoine. Enfin la troisième motivation des ménages investisseurs est plus liée à la retraite. Ces derniers visent en effet, par leur investissement, à se constituer un futur complément de retraite.
Sur le plan du crédit destiné à ces investissements, « la part des investissements financée par le crédit ne cesse de progresser puisque, de 94 % en 2010, elle est désormais à 97 %, avec un montant médian emprunté en progression de 14 % sur la même période » note par ailleurs Crédit Foncier.
