EDITORIAL - Le message positif envoyé fin aout par Sylvia Pinel et Manuel Valls a été brouillé depuis par un certain nombre d’annonces et de voltefaces. Un élément négatif pour le secteur.
La politique du logement semble plus que jamais brouillonne. Après les éclaircies fiscales apparues fin août avec le plan Valls-Pinel, un certain nombre d’annonces ont semble-t-il dilué le message de relance, que les pouvoirs publics tentent d’insuffler dans ce secteur névralgique pour l’économie française. Les récentes décisions sur la surtaxe d’habitation et la volte-face sur l’APL accession laissent en effet une impression d’insécurité pour les acteurs de la chaîne immobilière: bailleurs, acquéreurs...
Plusieurs phénomènes sont de nature à expliquer les dynamiques immobilières dans leur ensemble. Le pouvoir d’achat immobilier d’abord. La croissance des revenus est de nature à influencer celui-ci, tout comme les taux.
Depuis quelques mois, le pouvoir d’achat immobilier s’est stabilisé à Lyon : on sait que, dans le cadre d’un prêt sur 20 ans, on peut acheter, avec 1000 euros de mensualité autour de 50 m², suivant les mois, et le niveau des taux. L’inflation dans son ensemble est désormais maitrisée, on l’a vu avec les chiffres publiés hier par l’INSEE. Et l’immobilier ne déroge pas à la règle.
Baisse des prix dans le neuf
Sur l’immobilier neuf, la dynamique des prix du neuf n’est clairement plus haussière, et notamment sur le Grand Lyon, bien au contraire. La dernière étude sur la commercialisation des logements neufs réalisée en Région Rhône-Alpes par la DREAL le montre. Le prix moyen, pour le collectif neuf, avait atteint son zénith au quatrième trimestre 2011, à 4091 euros du m² sur le Grand Lyon.
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