Le conseil en immobilier d’entreprise a fait part jeudi de son analyse sur le marché de l’immobilier logistique en France.
Arthur Loyd a dévoilé jeudi de son analyse sur le marché de l’immobilier logistique en France, en faisant d’une part le bilan de l’année 2014, qu’il juge « mitigée entre rebond et ralentissement le long de la dorsale ».
« Avec près de 2 millions de m² commercialisés, soit un retrait de 8% par rapport à 2013 mais un volume global tout à fait conforme à la moyenne de commercialisation sur les 10 dernières années, le marché des entrepôts de plus de 10 000 m² affiche un niveau des performances très contrastées selon les régions » note le conseil.
Didier Terrier, Directeur Général de Arthur Loyd Logistique, souligne la force des deux principales régions de la dorsale. «A elles seules, les régions Ile-de-France et lyonnaise ont polarisé 54 % des volumes transactés, à la faveur de nombreux clés-en-main initiés parfois de longue date par les acteurs de la grande distribution. Mais aussi, et c’est une nouveauté, par les prestataires qui marquent leur retour en force et concentrent près de la moitié de la demande placée. »
La région parisienne a totalisé 750 000 m² placés progresse de 40 % et retrouve son leadership. La belle performance du marché lyonnais cache l’importance d’une méga transaction. Certes, 307 000 m² ont été placés sur un marché impacté par une faible demande. Mais ce chiffre s’explique notamment par la concrétisation d’un pôle logistique de 4 bâtiments totalisant 109 000 m² pour la centrale d’achats Leclerc Socara. Les deux autres marchés de la dorsale, Lille et Marseille, « sont en net repli avec respectivement 180 000 m² et 134 000 m² placés » indique le conseil.
Hors dorsale, les marchés secondaires « font preuve de plus de régularité et concentrent 30 % de la demande. La région Centre arrive en tête avec 165 000 m² placés, dopée par les clés-en-mains de chargeurs locaux, suivie par les régions Alsace-Lorraine et Normandie ».
Le conseil note que l’offre immédiatement disponible s’établit à près de 1,9 million de m² de bâtiments de classe A et B sur la dorsale, située pour moitié en Ile-de-France et constituée en majorité d’immeubles peu qualitatifs et de taille moyenne.
Il souligne une fois de plus que « l’offre neuve ne se renouvelle pas ». « Malgré des capacités foncières et des projets de développement potentiels importants sur la plupart des régions (à l’exception toujours notable de la région lyonnaise), les constructions en blanc font encore défaut ».
Pour 2015, le conseil reste modérément positif. Didier Terrier prévoit un marché toujours tiré par l’optimisation et la rationalisation de la supply-chain, sur lequel quelques projets significatifs à l’étude (toutes régions confondues) présagent d’un premier semestre dynamique. « Mais les conditions d’une vraie reprise restent liées à l’évolution des indices économiques, voire de la fiscalité et de la règlementation » note Arthur Loyd.
