<p>Séance du dernier conseil communautaire du Grand Lyon (SDH/LPI)</p>
Le conseil de la Métropole de Lyon statuera lundi sur le premier budget de la nouvelle collectivité.
Le deuxième conseil de la Métropole de Lyon se tiendra ce lundi. Avec à l’ordre du jour le vote de son premier budget. Et comme pour le budget de la ville de Lyon voté il y a quelques jours, la baisse des dotations de l’Etat, qui devrait atteindre 1 milliard d’euros sur le mandat, va avoir des effets majeurs. Pour les 6 ans, la métropole a en effet estimé à 1 milliard la baisse des dotations et l’effet de la péréquation. Pour l’année 2015, celles-ci représentent 25% des recettes de fonctionnement, soit 616 millions d’euros.
Les autres recettes sont la fiscalité des entreprises pour 742 millions d’euros (29% des recettes de fonctionnement), les droits de mutation, TICPE, et autres recettes fiscales pour 496.1 millions d’euros (20% des recettes de fonctionnement), la fiscalité des ménages pour 391.4 millions d’euros (16% des recettes de fonctionnement).
En cumulant les recettes liées à la fiscalité, on atteint ainsi un total de 1,629 milliard d’euros. Les autres recettes de gestion totalisent 238,8 millions d’euros, portant le total des recettes de fonctionnement totalisent à 2.48 milliards d’euros, répartis en une part du Grand Lyon quasiment égale à celle du conseil général: 1,245 milliard contre 1,240 milliard.
Hausse des taux
La hausse de la fiscalité de la taxe d’habitation et de la taxe foncière des entreprises doit ainsi permettre de maintenir l’investissement de la Métropole. Sans hausse de la fiscalité, cette capacité serait de 1,5 milliard d’euros sur le mandat, soit 250 millions par an. La hausse de 5 % des taux métropolitains devrait permettre d’additionner 210 millions d’euros supplémentaires sur les six ans, soit 1.71 milliard d’euros (285 millions d’euros par an). On rappellera que la capacité à investir du Grand Lyon était de 272 millions d’euros par an.
Côté dépenses de fonctionnement, on notera que les reversements aux communes représenteront en 2015 232.7 millions d’euros. Mais le plus gros poste de la Métropole restera constitué par les dépenses à caractère social (624 millions d’euros, 28% du total), devant les subventions et participations (417.9 millions d’euros, 19% du total), les dépenses de personnel (385.2 millions d’euros, 18% du total), ou encore les charges générales (304.5 millions d’euros, 14% du total). Dans le détail, on remarquera que, dans le poste subventions et participations, les OPH représentent cette année 5.9 millions d’euros. Enfin, on notera que l’autofinancement représentera cette année 297 millions d’euros (dont 227 millions d’euros pour la communauté urbaine et 70 millions pour la part du conseil général).
Critiques de l'UDI
La hausse des taux de taxe d’habitation et des taux de CFE a d’ores et déjà fait réagir l’opposition, notamment les centristes qui demandent un plan pluriannuel de réduction des dépenses de la Métropole de Lyon.
« Les élus UDI proposent de réformer en profondeur l’organisation de nos collectivités pour éliminer les doublons de services et les strates administratives. Le député René Dosière estime qu’il est possible de faire 10% d’économies sur le fonctionnement des collectivités locales en mutualisant les services de communautés d’agglomérations et des communes. Au niveau de la Métropole de Lyon, la mise en place d’une vraie mutualisation avec les communes libérerait plusieurs dizaines de millions d’euros ! » note le groupe UDI dans un communiqué.
