Prix de l’immobilier : un changement de paradigme

Selon une étude de l’économiste Olivier Eluère du Crédit Agricole, la contraction, depuis plusieurs années des prix de l’immobilier, ramène peu à peu ces derniers à leur juste valeur.

Olivier Eluère a publié vendredi sa traditionnelle note trimestrielle sur les perspectives du marché de l’immobilier résidentiel en France. L'économiste note, au sein de celle-ci, que la correction de ce marché s’est poursuivie en 2014, surtout dans le neuf, avec un repli de 4% sur l’année. « Dans l’ancien, 700 000 biens ont été vendus. Ce marché ne s’effondre pas et n’est en repli que de 14% par rapport aux pics de 2006-2007. Les prix continuent à baisser lentement, -2,2% sur un an, -7% en cumulé depuis fin 2011 » analyse-t-il.

La correction du marché reste toutefois, selon lui, plus modérée que dans d’autres pays, du fait de facteurs conjoncturels négatifs et de fondamentaux structurels positifs. Dans le négatif, il liste «la hausse du taux de chômage, les mesures fiscales et le niveau trop élevé des prix ». Des éléments compensés par « le très bas niveau des taux de crédit, les soutiens structurels à la demande et les avantages du modèle français du crédit habitat ».

Pas d'évolution majeure en 2015-2016

Et pour les années 2015-2016, il ne voit pas d’évolution majeure, si ce n’est que les taux de crédit habitat « pourraient cesser de baisser et se stabiliser ». Le marché du logement neuf devrait profiter des mesures de soutien au logement neuf et permettre une légère reprise, avec des ventes qui rebondiraient de 5% par an dans la promotion. Tandis que les volumes devaient encore un peu se contracter dans l’ancien.

Côté prix, l’économiste indique qu’ils restent élevés, mais sont de moins en moins surévalués. Ils baisseraient, selon lui, de 2,5% par an dans ce segment. Et si cette tendance se poursuivait, le risque pourrait même être… une sous-évaluation des prix de l'immobilier! « La baisse des prix et des taux des derniers trimestres ramènent les prix à leur fair value. Si ce processus se poursuit encore deux ou trois ans, les prix seront clairement sous-évalués et attractifs, les ménages resolvabilisés » indique cet économiste très suivi dans son secteur, et qui; rappelons-le prévoyait, un peu à contre-courant, en 2012, une baisse des prix de plusieurs années






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