Immobilier : quatre ans de disette ?

D’après une étude de l’économiste Olivier Eluère du Crédit Agricole, le marché immobilier a commencé à se contracter début 2012. Ce repli pourrait durer de 3 à 4 ans.

Va-t-on assister à une lente et durable contraction du marché immobilier ? C’est en tout cas le scénario envisagé par Olivier Eluere, économiste du Crédit Agricole. En dressant un panorama du marché immobilier en 2012, ce dernier a clairement fait état d’un marché anémié en ce début d’année : prix de l’ancien en légère baisse et production de nouveaux crédits habitat en baisse de 37% sur la période décembre 2011-février 2012.

Pour l’économiste, les facteurs négatifs, comme une croissance du PIB quasi nulle, ou une hausse graduelle des taux, et une série de mesures de durcissement fiscal (révision à la baisse du dispositif Scellier, changement de régime sur les plus-values immobilières, hausse des taux de prélèvements sociaux sur les revenus du capital, recentrage du PTZ+…) sont de plus en plus présents. En outre, selon Olivier Eluere, les prix sont toujours trop élevés. Ils seraient, selon lui, toujours surévalués de 25% en France, et même de 35% à Paris. « Le marché va donc amorcer une correction cette année. Mais le mouvement devrait être assez lent et graduel » note-t-il. Selon lui, les ventes de logements anciens vont se contracter de 10% dans l’ancien, et de 15% dans le neuf. Ceci devrait se traduire par un repli de 6% des prix cette année dans l’ancien, et une stabilité dans le neuf.

Des prix de l’immobilier en baisse jusqu’en 2016 ?

2012 pourrait toutefois ne marquer que le début d’un cycle de baisse. « En 2013, la baisse des prix de l’ancien devrait être du même ordre, soit un repli cumulé d’environ 12% entre fin 2011 et fin 2013 » note l’économiste. La correction pourrait même durer de 3 à 4 ans. Toutefois si la demande de logements va se replier, « elle ne va pas s’effondrer » affirme-t-il. Selon lui, des facteurs structurels devraient soutenir le marché, comme notamment ce qu’il nomme l’effet « valeur refuge ». « Les marchés boursiers et obligataires vont rester volatils et incertains et les placements monétaires peu attractifs » indique-t-il.

« Un retournement marqué avec spirale délétère semble donc peu probable » conclut ainsi l’économiste, qui pense que le marché est fondamentalement « sain ». Ce dernier s’acheminerait plutôt « vers une correction assez lente et graduelle, qui pourrait durer trois à quatre ans ». En 2012, les ventes de logements anciens se replieraient, selon la banque, de 10% pour atteindre 750 000 unités, contre 830 000 en 2011, tandis que, dans le logement neuf, les ventes baisseraient de 15%, et avoisineraient 90 000 unités. Un grippage du marché que l’économiste attribue notamment à de plus faibles mises en vente. « L’offre de logements anciens restera assez mesurée. Une partie des vendeurs potentiels hésiteront à vendre, du fait de la mesure sur les plus-values » note ainsi Olivier Eluere.

 






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Commentaires

cest la fin!!!! je suis agent immobilier, et si jai un seul mot d’ordre! VENDEZ et tres vite!!!!!!!!

Il vaut mieux perdre un doigt aujourdhui que vos quatre membres dans six mois!!!!

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