Sylvia Pinel, Patrick Kanner et Myriam El Khomri ont signé lundi cette Convention de partenariat dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain.
La Convention de partenariat 2014-2024 actant la coopération de ces deux agences dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) a été signée lundi à Nîmes par Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, mais aussi par Blanche Guillemot, directrice générale de l’Anah et François Pupponi, président du Conseil d'administration de l’ANRU.
« Cette convention porte sur les quartiers métropolitains et sera complétée par la suite par une convention de partenariat associant les deux Agences et le ministère de l’Outre-mer » a indiqué le ministère.
Le but de cette coopération est d’améliorer le service rendu aux collectivités « grâce au partage de connaissances de la situation des quartiers concernés, et à la définition conjointe de la stratégie d’intervention ».
Dans les faits, si une action de redressement d’une copropriété est nécessaire, elle sera prise en charge avec les dispositifs d’ingénierie et les financements de l’Anah. Et s’il s’avère, du fait de l’aspect dégradé de la copropriété, qu’il soit nécessaire de démolir cette copropriété, ou de la transformer en logements sociaux, les financements de l’ANRU seront mobilisés.
Sylvia Pinel a commenté ce partenariat dans un communiqué : « trop de nos concitoyens sont touchés par le mal logement et l’habitat indécent, qui participent à la dégradation du milieu urbain et au délitement du lien social. Parce que notre parc de logements est vieillissant, nous devons placer sa réhabilitation et sa restructuration au cœur de nos politiques publiques, à l’échelle nationale comme au niveau local. La convention de partenariat entre l’ANAH et ANRU est un outil majeur pour atteindre nos objectifs ».
Myriam El Khomri a elle souligné l’importance de la prise en compte des copropriétés dégradées : « les immeubles privés dégradés n'ont pas été traités lors du premier programme de rénovation urbaine : ils sont pourtant source d'insalubrité, d'insécurité, de charges insupportables, mais surtout d'incompréhension pour des habitants qui voient leur quartier changer. Il faut redonner de la dignité à tous les habitants de ces quartiers, où qu'ils vivent. Cette convention permet aujourd'hui de tenir la promesse d'un renouvellement urbain complet des quartiers populaires ».
