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Seulement 74 000 m² de bureaux placés ont été placés au premier semestre 2015 à Lyon, soit un marché en baisse de 32% par rapport au premier semestre de l’année précédente.
Le marché tertiaire lyonnais a été calme au premier semestre. Seuls 74 000 m² de bureaux ont en effet été placés au premier semestre, soit une baisse de 32% par rapport aux 6 premiers mois de 2014. La contre-performance est la plus importante depuis 5 ans. Selon BNP Paribas Real Estate, c’est en effet le plus bas niveau observé depuis 2010, et s'explique principalement par le fort retrait de la demande placée dans le neuf (-58%). A l’inverse, le marché de la seconde main a été plus actif qu’au premier semestre 2014, avec une hausse de 15%.
Pour Benoit de Fougeroux, Directeur Régional Associé en Rhône-Alpes de BNP Paribas Real Estate Transaction, cette contre-performance n’entame pas sa confiance. « Notre confiance reste de mise pour deux raisons. Tout d'abord parce que le niveau des transactions est en hausse en nombre par rapport à l'année dernière (+11%) porté par le socle des petites et moyennes, preuve de la résilience de ce segment de marché mais aussi parce que les grandes transactions supérieures à 2.000 m² devraient animer le second semestre », note Benoit de Fougeroux.
Adecco dynamise le Carré de Soie
Parmi les secteurs les plus actifs, on notera la bonne performance de Villeurbanne/Carré de Soie, avec 14 000 m² placés. Il faut dire que le secteur a enregistré la plus grosse transaction du marché tertiaire lyonnais depuis le 1er janvier, avec Adecco pour 12 600 m². Par ailleurs, la Part Dieu a été été aussi un secteur actif, reposant sur un marché très dynamique en seconde main, avec notamment CFDP qui s’est porté acquéreur de 1 100 m² (transaction BNP Paribas Real Estate).
Les secteurs périphériques de l'est et l'ouest lyonnais ont enregistré une demande placée respective de 11 000 et 6 000 m² placés, avec notamment EDF sur Saint Priest (2 100 m²). A l’inverse, Gerland a été plus en retrait après une année 2014 faste pour ce secteur géographique. « Gerland est en retrait de la scène versus 2014 mais sera le théâtre des grandes transactions que nous attendons au second semestre », anticipe Benoît de Fougeroux.
L’intermédiaire note que le volume du neuf livré a progressé de 30%, phénomène qui s’est toutefois accompagné d’une baisse d’ampleur quasiment identique des chantiers en cours. « Le seconde main est très légèrement en repli. Ainsi, « malgré un premier semestre très perturbé, nous sommes confiants quant à la capacité du marché lyonnais à offrir de belles surprises permettant de tangenter notre moyenne décennale », indique le directeur régional de BNP Paribas Real Estate Transaction.
