La ministre du logement a réuni lundi les acteurs de l’habitat participatif.
Les acteurs de l’habitat participatif avaient rendez-vous hier avec la ministre du logement, Sylvia Pinel. Cette forme d'habitat permet à un groupe d’habitants de s’associer, parfois avec l’appui d’un bailleur social, pour participer à la conception, la réalisation, puis la gestion au quotidien d’un immeuble destiné à leur habitation. Étaient présents à cette occasion Alain Jund, président du Réseau National des Collectivités pour l’Habitat Participatif (RNCHP) et adjoint au maire de Strasbourg, mais aussi des parlementaires, des élus locaux, des représentants d’associations d’habitants, de bailleurs, de services des collectivités et de l’Etat, et des professionnels de la construction et de l’aménagement.
Le but étant de dresser un état des lieux sur le développement de ce modèle alternatif d’accès au logement, ses atouts, et les freins juridiques, techniques ou financiers qu’il conviendra de lever. Dans la Métropole de Lyon, plusieurs projets d'habitat participatif ou coopératif ont vu le jour, comme dans le cinquième arrondissement de Lyon ou à Villeurbanne. De plus en plus de communes s’intéressent à ce type de projet, coopératif ou participatif, à l'instar du projet du Village Vertical dans la ZAC des maisons neuves.
Des décrets à venir
Le ministère a rappelé que la loi ALUR avait donné une impulsion nouvelle à ce type d'habitat via la mise en place d'un statut, d’une reconnaissance officielle et d’un cadre légal. La définition des sociétés d’autopromotion et d’attribution et les coopératives d’habitants avaient notamment été intégrées dans celle-ci. Le ministère a précisé qu'un décret d’application, qui sera publié en octobre, va notamment préciser « les modalités de retrait d’un associé, de mise en location de logements construits, ou encore de cession ou de legs des parts de la société ». Deux autres « définiront la nature et les modalités de la garantie d’achèvement de l’immeuble, ou encore la manière dont la participation des habitants à la construction du bâtiment se traduit par une acquisition de part dans la société » a ajouté le ministère.
« Avec ces nouveaux outils juridiques, l’habitat participatif devient une alternative plus facilement accessible pour celles et ceux qui le souhaitent », a-indiqué Sylvia Pinel tandis qu' Alain Jund a salué la dynamique de coopération des acteurs mobilisés pour cette rencontre. Pour lui, « l’habitat participatif illustre l’expression citoyenne et institutionnelle d’une nouvelle manière de fabriquer la Ville » .
