<p>Olivier Dumas (SDH/LPI)</p>
L'UNIS Lyon-Rhône a tiré, courant décembre, un premier bilan de la loi, plus d'un an et demi après son entrée en vigueur. Jacques Pedrini, président de l'UNIS Lyon-Rhône et Olivier Dumas évoquent les conséquences de cette loi pour les locataires, propriétaires et gestionnaires.
Vous avez récemment réalisé une étude auprès de vos adhérents sur l'application de la Loi ALUR. Présentez-nous celle-ci...
Jacques Pedrini - Nous avons fait une enquete auprès de l'ensemble des adhérents de l'UNIS Lyon, comportant 22 questions. C'est une enquête qui a été longue, et qui permet d'avoir un bon aperçu de l'ensemble de nos confrères sur cette loi.
Quelles ont été les principales questions ? Comment avez-vous construit cette enquête ? Quel était son objectif ?
Olivier Dumas – Nous avons souhaité faire une enquête pour savoir ce qui s'était passé dans nos services locations vis à vis de nos gestionnaires depuis la mise en place de la loi ALUR sur la partie gestion. Nous avons listé une vingtaine de questions, et retenu une synthèse de 6 questions, où nous sommes rentrés dans le détail des comportements, positifs ou négatifs, avec une approche par les locataires, les gestionnaires, les propriétaires.
L'idée étant de faire un retour de nos adhérents. L'enquête portait sur 16.343 lots gérés. Nous avons décortiqué plus de 3.042 locations réalisées. Nous avons interrogé des locataires, interpellé des propriétaires, et fait ressortir des points précis.
Des points comme le bail type, le plafond des honoraires, les délais de préavis dans les zones tendues, la notie d'information à l'annexe du bail, l'observatoire des loyers, l'encadrement, la limite de la solidarité en colocation, ont été abordés...
Quels ont été les points marquants ?
Olivier Dumas – Quand nous avons décortiqué les réponses, certaines choses nous ont interpellé. Sur le bail type et la notice d'information, les locataires ne le lisent pas ou peu. Il y a maintenant 17 pages, plus les annexes, plus les diagnostics obligatoires. A la remise de ces éléments, ils ont un dossier volumineux. Les locataires lisent exclusivement ce qui les intéresse : leur nom, l'adresse, le loyer, la date de révision... Même si l'on pouvait penser que ceci aboutirait à un gain de temps étant donné que les locataires ne le lisent pas, nous nous sommes rendus compte que ces derniers posaient des questions complémentaires dont les réponses sont pourtant contenues dans ce bail. Ils ne lisent plus celui-ci, étant donné le volume, et il n'y a pas de ce fait pas de gain de temps.
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