Le réseau a fait état d’une augmentation du nombre de transactions de 11.5%.
Le réseau Guy Hoquet l'immobilier est l’un des premiers réseaux à faire part, en ce lundi, de ses chiffres de l’année 2015. Il a notamment évoqué une hausse du nombre de transactions, qui progresse de 11.5%. Des chiffres qui ravissent Fabrice Abraham, le président du réseau. « Tous les signaux de reprise sont au vert : le marché immobilier nous le confirme, avec une année 2015 qui marque une embellie de +11.5% en volumes de ventes », constate-t-il. « Des taux de crédit qui sont restés bas, des prix sur une tendance baissière, même légère, tout au long de l’année, et des acheteurs qui ont compris qu’il était temps d’acter, sont autant de paramètres qui expliquent cette situation » ajoute le dirigeant.
Les attentats de novembre semblent toutefois avoir eu un impact sur le marché. Le réseau note en effet « un pic de baisse d’activité avec une baisse de 20% du nombre de transactions durant la seconde moitié de novembre, et un allongement des délais de vente sur le dernier trimestre ».
Les primo-accédants ne sont pas de retour selon Guy Hoquet L’immobilier, même si, ils sont plus nombreux qu’en 2013. De 30% du marché cette année-là, ce type d’acquéreurs a représenté en 2015 36% des acquéreurs. « La nouvelle formule du PTZ, si elle est très intéressante pour les acheteurs dans le neuf, n’a peu ou pas d’incidence sur le marché de l’ancien, en ce qu’elle comporte une obligation d’effectuer des travaux à hauteur de 25% du prix d’achat, ce qui est un élément bloquant pour l’acquéreur », précise Fabrice Abraham dans le communiqué.
Les investisseurs à l’écart du marché
Si les primo-accédants sont de retour, les investisseurs dans l’ancien restent, pour leur part, à l’écart du marché ne représentant plus que 9% du marché de l’immobilier en 2015, contre 25% en 2011. Ces derniers ont notamment été échaudés par les mesures « peu engageantes du gouvernement, et notamment à la mise en place de l’encadrement des loyers parisiens » indique le réseau. « Les ventes de petites surfaces parisiennes sont très fortement impactées depuis la rentrée 2015, date d’entrée en vigueur de cette mesure », note Fabrice Abraham. Les investisseurs sont désormais plus enclins à privilégier la proche banlieue à Paris.
Les prix sont en légère baisse de 0.5% en France sur un an, et de 0.8% en Ile-de-France. Ils sont même en baisse de 1.5% dans la capitale. « Les acquéreurs se reportent en effet plus nombreux sur l’Ile-de-France que sur Paris intramuros, et préfèrent les maisons aux appartements : ces dernières voient leurs prix augmenter de 1.4% en France contre une baisse de 2,7% pour les appartements » note le réseau.

