<p>Laurent Vimont (DR)</p>
Laurent Vimont est le président de Century 21 France. Il évoque les chiffres annuels dévoilés lundi par le réseau.
Le marché immobilier français a, en 2015, connu une année de stabilisation, contrastée suivant les régions…
Nous avons une érosion de la baisse des prix. La baisse des prix était de quasiment 2% à la fin du premier semestre 2015, et nous finissons l’année à -0.6% au niveau national. Quand on rentre dans le détail des chiffres, quelques éléments sont intéressants à noter, comme le fait que Paris baisse plus que le marché national. C’est assez rare pour être souligné. Paris avait augmenté en 2014, alors que les chiffres « France » étaient en baisse. Paris a subi en 2015 le contrecoup de la baisse qu’il n’a pas connu en 2015. On observe également en région parisienne une baisse plus forte que les chiffres nationaux.
En région, des éléments sont également intéressants. L’Alsace, où les prix ont le plus augmenté, est l'une des seules régions où les volumes de vente ne sont pas en hausse en 2015. Ce qui veut dire que lorsque l’on a une hausse trop importante des prix, les volumes de vente se grippent.
Aujourd’hui, l’acquéreur n’accepte donc plus aussi facilement qu’avant des hausses de prix ?
C’est une bonne synthèse. L’acquéreur a plus de choix qu’il y a quelques années, car les stocks se sont reconstitués. Les délais de vente sont un tout petit peu augmentés. L’acquéreur n’achète pas sous pression, il refuse de payer ce qui n’est pas au prix du marché. L’autre phénomène, c’est que les vendeurs ont compris que les prix avaient baissé. Et dans une logique de prix en baisse, un bien qui est mis en vente trop cher en janvier, devient beaucoup trop cher six mois plus tard. Le vendeur touche donc moins que prévu, est plus raisonnable et fixe un prix de mise en vente plus adapté au marché qu’à une époque où les prix montaient.
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